Rapport spécial n° 14/2012 (Décharge 2011): Application de la législation de l’UE en matière d’hygiène dans les abattoirs des pays ayant adhéré à l’Union depuis 2004
OBJECTIF : établissement dun rapport spécial (n° 14/2012) de la Cour des comptes sur lhygiène dans les abattoirs des nouveaux États membres.
CONTENU : les États membres ayant adhéré à lUE depuis 2004 ont dû veiller à ce que leurs abattoirs respectent les exigences de lUE en matière dhygiène. Celles-ci étant généralement bien plus élevées que les exigences nationales de lépoque, des fonds de lUE ont été affectés à la modernisation des abattoirs, en vue de faciliter leur mise en conformité avec les normes dhygiène. LUE a alloué quelque 117 millions EUR à 241 abattoirs au titre du programme SAPARD.
Dans son audit, la Cour des comptes européenne a mis en lumière la manière dont cette contribution financière ainsi que dautres fonds ont été utilisés et a cherché à déterminer sil existait des systèmes appropriés pour mettre en uvre les normes dhygiène.
Laudit a donné lieu à des visites dans des abattoirs de République tchèque, de Hongrie, de Pologne, de Roumanie et de Slovénie qui ont bénéficié de fonds de lUE.
Le principal message ressortant de laudit est que la conception globale des systèmes destinés à la supervision des exigences en matière dhygiène par la Commission et les autorités compétentes des États membres concernés était appropriée. Laudit a toutefois mis en évidence plusieurs faiblesses.
Conclusions de laudit de la Cour des comptes : dans son rapport spécial, la Cour sest attachée à déterminer si la Commission et les États membres concernés avaient pris les mesures nécessaires pour garantir la mise en conformité des abattoirs avec les normes dhygiène de lUE. Pour ce faire, il a été procédé à un examen de la supervision, des orientations, de la mise en uvre et du financement des mesures relatives aux exigences en matière dhygiène.
Laudit a fait apparaître des insuffisances en matière dapplication des règles et des procédures dans les États membres visités. Ces faiblesses ne remettent pas en cause la conception globale des systèmes, mais démontrent quune plus grande rigueur est nécessaire dans la mise en uvre des contrôles à tous les niveaux pour atténuer les risques et éviter des problèmes potentiellement graves en matière de sécurité alimentaire.
LOffice alimentaire et vétérinaire (OAV) de la Commission a procédé à un examen partiel de la mise en uvre, dans les États membres, des exigences des règlements applicables en matière dhygiène. Des insuffisances dans lexécution des plans de contrôle nationaux pluriannuels (PCNP) par les États membres ont été relevées. La supervision exercée par les autorités nationales compétentes na pas empêché lapparition de problèmes au niveau de la mise en uvre, par les exploitants du secteur alimentaire, des exigences en matière dhygiène.
Alors que la Commission a publié des documents dorientation pour faciliter lapplication des exigences en matière dhygiène, certains des États membres concernés nont pas élaboré de lignes directrices nationales. Par ailleurs, il ny avait pas déchanges systématiques entre la Commission et lAgence exécutive pour la santé et les consommateurs en ce qui concerne linitiative BTSF (Meilleure formation pour des aliments plus sains), ni de procédures appropriées pour diffuser les résultats de cette initiative dans les États membres.
La contribution financière de lUE, destinée à faciliter lapplication des exigences en matière dhygiène dans les abattoirs, présentait enfin des faiblesses concernant la durabilité et la sélection des projets.
Recommandations de la Cour : en conclusion, la Cour recommande à la Commission daméliorer la supervision et les orientations relatives à la mise en uvre des règles dhygiène par les nouveaux États membres. Cette mise en uvre étant notamment financée par des fonds de lUE, il est recommandé à la Commission de superviser efficacement lexécution des programmes correspondants et dévaluer les effets de ce financement de lUE.