Mise en oeuvre de la stratégie de l'UE en faveur de la jeunesse pour 2010-2012
OBJECTIF : projet de rapport conjoint 2012 du Conseil et de la Commission sur la mise en uvre du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (Stratégie de lUE en faveur de la jeunesse pour 2010-2018).
CONTEXTE : la résolution du Conseil relative à un cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018) impose à lUE détablir un rapport sur la jeunesse à la fin de chaque cycle triennal dans un double objectif:
1) évaluer les progrès accomplis en vue datteindre les objectifs généraux de la stratégie de lUE en faveur de la jeunesse ;
2) constituer une base pour létablissement des priorités à prévoir dans le prochain cycle de travail.
La présente communication contient le projet de rapport de lUE sur la jeunesse que le Conseil doit adopter dans ce contexte.
CONTENU : le cadre de coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018) fondé sur la communication de la Commission intitulée «Stratégie de lUE pour investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser» visait à :
- créer davantage de possibilités et instaurer légalité des chances pour tous les jeunes dans lenseignement et sur le marché du travail;
- favoriser la citoyenneté active, linclusion sociale et la solidarité de tous les jeunes.
Cette stratégie sur laquelle le Parlement européen sest prononcé dans une résolution de 2010 se subdivise en 2 cycles.
1er cycle de la stratégie : la mise en uvre du 1er cycle de travail triennal de la stratégie qui couvre la période 2010-2012 a montré sa durabilité et sa souplesse en tant que cadre pour une série dactions mises en uvre par la Commission, les États membres et dautres parties prenantes. Elle a servi dinstrument pour forger des liens entre des domaines daction, notamment lemploi et lesprit dentreprise, léducation et la formation ainsi que linclusion sociale, afin délaborer des solutions à plusieurs facettes en faveur des jeunes. Elle sest révélée appropriée pour dégager des solutions permettant de résorber limportant chômage des jeunes qui sévit actuellement et pour soutenir le nombre croissant de jeunes qui ne sont ni dans la vie active, ni dans le système éducatif, ni en formation.
Lautre volet portant sur lanimation socio-éducative a contribué au développement des jeunes. Lapprofondissement et lélargissement du dialogue avec les jeunes non seulement relèvent la qualité et la légitimité de la politique de la jeunesse mais augmentent aussi les attentes vis-à-vis de lUE et de ses États membres. Á cet effet, lUE devrait mettre tout en uvre pour inciter tous ses jeunes à participer au façonnement de lavenir de lUE.
2ème cycle de la stratégie : pour développer sa contribution à Europe 2020, le 2ème cycle triennal de la stratégie (2013-2015) doit sattaquer aux problèmes que la crise a engendrés pour les jeunes.
Laccent doit être mis sur :
- lemploi et lesprit dentreprise,
- le renforcement de laccès au travail,
- le développement des aptitudes dinnovation et de créativité des jeunes ;
- linclusion sociale, la santé et le bien-être.
Les principales actions envisagées dans ce contexte peuvent se résumer comme suit :
1) renforcement du lien entre la stratégie de lUE en faveur de la jeunesse et Europe 2020 : les priorités du prochain cycle de travail doivent concorder avec les priorités et activités générales actuelles dEurope 2020. Lemploi des jeunes continuera à être une question prioritaire pour lUE. Les États membres devront cibler les jeunes qui ne sont pas dans la vie active et qui ne sont ni dans lenseignement ni en formation et faire le meilleur usage des financements de lUE disponibles. Ils doivent déployer des efforts plus importants afin délargir laccès des jeunes à lemploi, aux contrats dapprentissage et de stage et daméliorer leur aptitude à lemploi.
La Commission appuie les efforts des États membres en lançant de nouvelles initiatives au niveau de lUE :
- linitiative «Ton premier emploi EURES», qui aide les jeunes à trouver un travail à létranger, et de lappui à la constitution de garanties pour la jeunesse (dispositifs que les États membres doivent mettre sur pied pour garantir que tous les jeunes bénéficient dune proposition demploi de qualité, poursuivent des études, aient un contrat dapprentissage ou un stage dans les 4 mois qui suivent leur entrée dans le chômage et dun cadre de qualité pour les stages) ;
- les programmes dans le domaine de léducation et de la jeunesse ;
- le renforcement de la coopération sur le terrain afin de favoriser la situation des jeunes plus vulnérables ou au bord de lexclusion sociale ;
- la promotion et la reconnaissance de lapprentissage non formel et informel dans le cadre de lanimation socio-éducative et dans lencouragement à la participation aux organisations de jeunes dans loptique dacquérir des aptitudes transversales.
2) progrès dans la mise en uvre : la communication met en avant les difficultés de mise en uvre dans certains secteurs. La Commission note que la coopération intersectorielle peut être améliorée dans tous les domaines qui touchent les jeunes. Chacun doit consentir des efforts supplémentaires pour asseoir sa politique de la jeunesse sur davantage de faits concrets et échanger ses bonnes pratiques par lapprentissage mutuel.
Le dialogue structuré avec les jeunes peut être renforcé en élargissant le cercle des participants aux groupes de travail nationaux et en veillant à ce que les décideurs prennent les recommandations des jeunes pleinement en compte.
La Commission développera linitiative de la carte «Jeunesse en mouvement» afin de faciliter la mobilité des jeunes dans toute lEurope. Elle sensibilisera tous les jeunes et facilitera le dialogue avec eux, en particulier ceux qui ont moins de perspectives, par les nouveaux instruments interactifs du Portail européen de la jeunesse. La politique de la jeunesse étudiera aussi les mesures permettant dencourager le potentiel de créativité et dinnovation des jeunes lorsquil sagit de tenter de sattaquer aux problèmes de lemploi, de laptitude à lemploi et de linclusion. Le programme «Jeunesse en action» et le futur programme de lUE concernant les jeunes joueront un rôle particulier pour soutenir ces initiatives dans ce contexte.