Résolution sur les violences récentes en Iraq
Le Parlement européen a adopté par 50 voix pour, 0 contre et 4 abstentions une résolution sur les violences récentes en Iraq.
Le texte adopté en plénière avait été déposé en tant que résolution commune par les groupes PPE, S&D, ALDE, Verts/ALE, ECR et Jaroslav Paka.
Le Parlement a condamné fermement les actes récents de terrorisme et l'aggravation des violences sectaires, qui font courir le danger que le pays ne retombe dans des querelles sectaires et craindre un conflit interconfessionnel plus large dans la région. Il a noté que selon les chiffres de victimes donnés par l'UNAMI, au total, 979 Iraquiens ont été tués et 2.133 blessés dans des actes de terrorisme et de violence en septembre 2013.
Les députés ont souligné que même si les violences se déclarent selon les lignes de partage confessionnel, leurs causes plutôt politiques que religieuses. Ils ont invité les dirigeants politiques de toutes les composantes ethniques ou religieuses, à uvrer ensemble pour mettre un terme aux violences sectaires et à la défiance et pour rassembler le peuple iraquien. Le gouvernement de l'Iraq et les gouvernements régionaux ont été invités à faciliter une enquête internationale indépendante sur les récents attentats terroristes dans la région.
Les députés ont également indiqué quils étaient inquiets de la contagion de la violence depuis le conflit en Syrie vers l'Iraq, où les rebelles djihadistes de l'État islamique en Iraq, une organisation sunnite chapeautant les militants et apparentée à Al-Qaida, ont pris le dessus.
Le Parlement a invité la communauté internationale, dont l'Union européenne, à soutenir le gouvernement iraquien en promouvant des initiatives en vue du dialogue national, de la consolidation de l'état de droit, de la fourniture des services de base, dans le but de créer un pays sûr, stable, uni, prospère et démocratique. Il a également encouragé un dialogue interconfessionnel, entre clergés sunnite et chiite, estimant que les entretiens récents entre les États-Unis et l'Iran pourraient offrir à l'Iraq l'occasion de servir de pont, puisqu'il est l'un des rares pays à avoir des relations fortes avec les deux pays. Les dirigeants iraniens ont été invités à s'engager de manière constructive dans la stabilisation de la région.