Décharge 2012: budget général UE, Service européen pour l'action extérieure
OBJECTIF : présentation par la Commission des comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour lexercice 2012 étape de la procédure de décharge 2012.
Analyse des comptes des institutions de lUE : Section X Service européen daction extérieure SEAE.
Rappel juridique : les comptes consolidés de lUnion européenne relatifs à lexercice 2012 ont été élaborés sur la base des informations fournies par les autres institutions et organismes conformément à larticle 129, paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de lUnion européenne. Ces comptes ont été établis conformément au titre VII dudit règlement financier ainsi quaux principes, règles et méthodes comptables exposés dans les notes aux états financiers.
Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie des institutions et organes de lUnion européenne. Lobjectif est de fournir des informations sur la manière dont les dépenses ont été effectuées et de permettre à lentité de rendre des comptes quant à lutilisation des ressources placées sous sa responsabilité.
1) Principes : ce document apporte principalement des éclairages sur la mécanique budgétaire et la manière dont le budget de lUE a été géré et dépensé en 2012. Á cet effet, le document rappelle que lessentiel des dépenses de lUnion (les dépenses dites «opérationnelles») couvrent les diverses rubriques du cadre financier et se présentent sous différentes formes, en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés. Conformément au règlement financier, la Commission exécute le budget général selon les modes de gestion suivants: gestion centralisée directe ou indirecte (via des organismes ou des agences de droit public ou autre), gestion décentralisée (pour les actions réalisées dans les pays tiers), gestion conjointe (avec une organisation internationale) et gestion partagée impliquant la délégation de tâches aux États membres, dans des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles.
Le document présente également les acteurs financiers en jeu dans la mécanique budgétaire (comptable, ordonnateur et auditeur interne, ) et rappelle leurs rôles respectifs dans le contexte des tâches de contrôle et de bonne gestion financière.
Parmi les autres éléments liés à lexécution budgétaire présentés dans ce document, on notera des indications relatives :
- aux principes comptables applicables à la gestion des dépenses européennes (continuité des activités ; permanence des méthodes comptables ; comparabilité des informations ) ;
- aux méthodes de consolidation des chiffres pour lensemble des grandes entités contrôlées (les états financiers consolidés de lUE englobent lensemble des grandes entités contrôlées institutions/organes/agences de lUE) ;
- à la comptabilisation des actifs financiers de lUE (immobilisations corporelles et incorporelles, autres actifs financiers et investissements divers) ;
- à la manière dont les dépenses publiques européennes sont engagées et payées, y compris préfinancements (avances en espèces destinées à tout bénéficiaire dun organe de lUE) ;
- aux modes de recouvrements après détection des irrégularités ;
- au modus operandi relatif à la reddition des comptes ;
- à la procédure daudit suivie par loctroi de la décharge par le Parlement européen.
Pour rappel, la décharge constitue le volet politique du contrôle externe de lexécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, «libère» la Commission pour sa gestion dun budget donné en clôturant la vie de ce budget. Lors de loctroi de la décharge, le Parlement peut mettre en exergue des observations quil estime importantes, souvent en recommandant à la Commission de prendre des mesures sur les aspects considérés.
Le document apporte également des précisions sur certaines dépenses spécifiques des institutions dont notamment : i) dépenses de pension des anciens membres et fonctionnaires des institutions; ii) dépenses liées au régime commun dassurance-maladie et iii) dépenses immobilières.
Le document se clôture par une série de tableaux et indications techniques chiffrées portant sur : i) le bilan financier ; ii) le compte de résultat économique ; iii) les flux de trésorerie ; iv) des annexes techniques liées aux états financiers.
2) Exécution des crédits de la section X du budget pour lexercice 2012 : le document comporte également une série dannexes chiffrées dont les plus importantes concernent lexécution budgétaire. Concernant les dépenses du SEAE, le tableau sur lexécution financière et budgétaire de cette institution se présente comme suit (informations tirées du «Rapport 2012 sur la gestion budgétaire et financière du SEAE») :
- budget final du Quartier Général du SEAE (Bruxelles) : 184,1 millions EUR ;
- exécution des paiements au 31.12.2012 pour le QG : 165,3 millions EUR (taux exécution 90%) ;
- budget final du SEAE pour la gestion des délégations dans les pays tiers : 304,5 millions EUR;
- exécution des paiements au 31.12.2012 pour les délégations : 278,2 millions EUR (taux exécution 91%) ;
- budget total du SEAE : 488,6 millions EUR en 2012 exécutés à hauteur de 99,41% en engagements et 91% en paiements.
Durant lannée 2012, des recettes ont été reportées du budget de 2011 à hauteur de 1,8 millions EUR engagés à hauteur de 99% et payées à hauteur de 59%.
3) Exécution budgétaire - conclusions : en termes plus généraux et politiques, lexécution budgétaire du SEAE au cours de lexercice 2012 a été principalement marquée par la construction matérielle de linstitution initiée en 2010-2011. Lobjectif était de proposer une plateforme effective et cohérente à la linstitution représentant la politique extérieure de lUnion européenne et de mettre en lumière les instruments et caractéristiques de même que les leviers du dispositif collectif européen.
Le document propose notamment une présentation précise des actions qui ont été menées en matière de gestion et de mise en place technique de linstitution encore dans sa phase de démarrage en termes en gestion des ressources humaines et dincorporation du personnel issu dautres institutions européennes et des États membres.