Crédits à l'exportation bénéficiant d'un soutien public: application de certaines lignes directrices
Le présent rapport annuel porte sur les négociations menées par la Commission dans le domaine des crédits à lexportation au sens du règlement (UE) n° 1233/2011 du Parlement européen et du Conseil. Le rapport couvre la période sétendant de mars 2013 à mars 2014.
La plupart des activités de négociation de la Commission se déroulent habituellement au sein de lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
La Commission européenne représente lUnion européenne dans toutes les négociations relatives à larrangement de lOCDE sur les crédits à lexportation bénéficiant dun soutien public et aux accords sectoriels y afférents (qui portent sur des règles de financement spéciales applicables à des secteurs industriels spécifiques), à savoir les navires, les centrales nucléaires, les aéronefs civils, ainsi que les projets dans les domaines des énergies renouvelables, de latténuation du changement climatique et des ressources en eau.
Principales évolutions en matière de crédits à lexportation en 2013 : de manière générale, larrangement de lOCDE a permis dinstaurer des conditions équitables entre les programmes de crédit à lexportation de ses participants. Toutefois, les principaux pays émergents qui fournissent des crédits à lexportation, tels que la Chine, lInde ou le Brésil, ne sont pas parties à cet arrangement.
Le groupe de travail international sur les crédits à lexportation («GTI»), créé en février 2012 à la suite dune initiative commune du président Obama et de lancien vice-premier ministre Xi Jinping, a offert aux participants et aux non-participants à lOCDE une occasion stratégique de travailler en vue de lélaboration dun nouvel ensemble de dispositions en matière de crédits à lexportation. En 2013, le GTI est resté une priorité essentielle et les activités qui y étaient liées ont occupé une place encore plus importante quen 2012 dans les travaux de lUnion relatifs aux crédits à lexportation.
De lavis de la Commission, le bilan provisoire de laction du GTI reste mitigé :
- sur un plan positif, la mise en place dun tel forum est jugée fructueuse et sa pérennité est une réalisation importante. En effet, toutes les tentatives précédentes damener la Chine à participer activement à ce type de discussions à un niveau bilatéral ou multilatéral avaient échoué. Parmi les principaux fournisseurs de crédits à lexportation qui ne sont pas membres de lOCDE, seule lInde na pas encore rejoint officiellement le processus, mais elle a participé à la quatrième réunion en tant quobservateur;
- lUnion européenne sest affirmée comme un acteur majeur en organisant avec succès deux réunions, en apportant des contributions substantielles et en présentant un document qui semble toujours orienter les discussions au sein du GTI;
- le véritable problème au stade actuel résulte du fait que ce sont principalement les participants à lOCDE qui, pour le moment, décident des activités du GTI. À lexception de lAfrique du Sud et de la Turquie, de nombreux non-participants à lOCDE se montrent circonspects lorsquil sagit dapporter une contribution active.
Les réunions prévues pour 2014 seront cruciales pour évaluer lengagement des membres du GTI. Sil savère que le GTI est susceptible dentamer une phase de négociations officielles, la Commission demandera lautorisation requise conformément aux traités.
Évolutions au sein de lOCDE : celles-ci peuvent être résumées comme suit :
- la finalisation, en novembre 2013, par les participants à larrangement de lOCDE, des négociations en cours depuis deux ans concernant laccord sectoriel sur les crédits à lexportation dinfrastructures ferroviaires. Cet accord était un objectif majeur de lUnion. Il établit des conditions de financement spécifiques pour les exportations dactifs dinfrastructures ferroviaires essentiels au fonctionnement des trains, en particulier les dispositifs de contrôle, lélectrification, les voies, le matériel roulant et les travaux de construction dans ce domaine;
- lUnion européenne est également à lorigine de deux adjonctions à laccord sectoriel de 2012 sur les crédits à lexportation pour des projets dans les domaines des énergies renouvelables, de latténuation du changement climatique et des ressources en eau. Les extensions sectorielles qui sont actuellement en cours de négociation portent sur les projets dadaptation au changement climatique et sur les réseaux électriques intelligents. Les participants ne semblent pas tous sintéresser activement et spontanément à ces dossiers;
- Le réexamen des dispositions de larrangement de lOCDE qui portent sur les taux dintérêt revêt une importance stratégique. Même si plusieurs autres participants nont pas encore adopté de position officielle, la Commission a pu obtenir le consentement des États membres au sujet de quatre principes directeurs dans le cadre du réexamen des taux dintérêt. Sur la base de ces principes, la Commission travaille actuellement sur une proposition plus substantielle, que lUnion pourrait présenter à lOCDE dans le courant de lannée 2014;
- dun point de vue commercial, le secteur des aéronefs a toujours été le plus concerné par les crédits à lexportation. Récemment, il na toutefois connu aucune nouvelle évolution majeure. La mise en uvre de laccord sectoriel de lOCDE de 2011 relatif aux crédits à lexportation daéronefs civils se poursuit (théoriquement, un réexamen est prévu pour 2015).
La Commission tiendra le Parlement européen dûment informé des évolutions futures.