Décharge 2014: budget général UE, Contrôleur européen de la protection des données
OBJECTIF : présentation par la Commission des comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour lexercice 2014 étape de la procédure de décharge 2014.
Analyse des comptes des institutions de lUE Contrôleur européen des données.
Rappel juridique : le présent document de la Commission porte sur les comptes consolidés de lUnion européenne relatifs à lexercice 2014 élaborés sur la base des informations fournies par les autres institutions et organismes de lUE, conformément à larticle 148, par. 2, du règlement financier applicable au budget général de lUnion
1) Principes : ce document apporte principalement des éclairages sur la mécanique budgétaire et la manière dont le budget de lUE a été géré et dépensé en 2014, y compris les dépenses afférentes aux institutions européennes. Pour rappel, seul le budget de la Commission comporte des crédits administratifs (ou crédits de fonctionnement) et des crédits opérationnels. Les autres institutions ne disposent en effet que de crédits de fonctionnement.
Le document présente également les acteurs financiers en jeu dans la mécanique budgétaire (comptable, ordonnateur et auditeur interne, ) et rappelle leurs rôles respectifs dans le contexte des tâches de contrôle et de bonne gestion financière.
Parmi les autres éléments liés à lexécution budgétaire présentés dans ce document, on note des indications relatives:
- aux principes comptables applicables à la gestion des dépenses européennes (continuité des activités ; permanence des méthodes comptables ; comparabilité des informations );
- aux méthodes de consolidation des chiffres pour lensemble des grandes entités contrôlées (les états financiers consolidés de lUE englobent lensemble des grandes entités contrôlées institutions/organes/agences de lUE);
- à la comptabilisation des actifs financiers de lUE (immobilisations corporelles et incorporelles, autres actifs financiers et investissements divers);
- à la manière dont les entités de lUE (y compris les agences et les entreprises communes) sont contrôlées;
- à la manière dont les dépenses publiques européennes sont engagées et payées, y compris préfinancements (avances en espèces destinées à tout bénéficiaire dun organe de lUE);
- aux modes de recouvrements après détection des irrégularités;
- aux indicateurs de performance dans le cadre de lexécution financière;
- au modus operandi relatif à la reddition des comptes;
- à la procédure daudit suivie par loctroi de la décharge par le Parlement européen.
Procédure de décharge : la décharge constitue le volet politique du contrôle externe de lexécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, «libère» la Commission pour sa gestion dun budget donné en clôturant la vie de ce budget. Lors de loctroi de la décharge, le Parlement peut mettre en exergue des observations quil estime importantes, souvent en recommandant à la Commission de prendre des mesures sur les aspects considérés, y compris en direction des institutions de lUE.
Le document apporte également des précisions sur certaines dépenses spécifiques des institutions dont notamment : i) dépenses de pension des anciens membres et fonctionnaires des institutions; ii) dépenses liées au régime commun dassurance-maladie et iii) dépenses immobilières.
Le document présente en outre une série de tableaux et indications techniques chiffrées portant sur : i) le bilan financier ; ii) le compte de résultat économique ; iii) les flux de trésorerie ; iv) des annexes techniques liées aux états financiers.
2) Exécution des crédits du Contrôleur européen des données pour lexercice 2014 : le document comporte également une série dannexes chiffrées dont les plus importantes concernent lexécution budgétaire. Concernant les dépenses du Contrôleur des données, les informations tirées du document indiquent que les crédits disponibles en 2014 se montaient à 9 millions EUR, avec un taux dexécution des paiements de 82,2%.
En ce qui concerne lexécution budgétaire du Contrôleur des données, les informations tirées du «Rapport sur la gestion budgétaire et financière 2014 du Contrôleur européen des données» indique que lexercice 2014 a principalement été marqué par la poursuite de ses missions de:
- supervision : le CEPD supervise le traitement des données à caractère personnel dans les institutions et organes européen. Le travail de supervision comprend le contrôle préalable des traitements susceptibles de présenter des risques particuliers, la gestion des plaintes, la conduite d'enquêtes et d'inspections sur place;
- consultation : le CEPD conseille la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil sur les nouvelles propositions de législation et autres initiatives ayant un impact sur la protection des données;
- coopération : le CEPD coopère avec les autorités nationales chargées de la protection des données afin de promouvoir la cohérence de la protection des données en Europe.
Le CEPD exprime régulièrement ses positions dans différents types de publications, comme des documents stratégiques et de référence, notamment en ce qui concerne son rôle consultatif, la relation entre l'accès aux documents et la protection des données personnelles et le rôle des délégués à la protection des données.
Dans ses rapports annuels, le CEPD fait état des évolutions et des principaux résultats qui ont marqué lannée précédente. Les rapports couvrent les trois principaux domaines d'activité du Contrôleur (supervision, consultation et coopération) ainsi que les développements dans ses activités de communication, administratives, budgétaires et de ressources humaines.
Le CEPD et le contrôleur adjoint participent en outre à de nombreuses conférences et réunions de travail.
Des brochures d'information sont enfin élaborées afin d'informer sur le rôle du CEPD et les droits des individus, ainsi que des fiches d'information générales. A noter en 2014, la publication dun rapport annuel mettant en évidence lintégration de la protection des données dans lélaboration des politiques de lUE.