Décharge 2014: budget général UE, Comité des régions
En adoptant le rapport de Monica MACOVEI (ECR, RO), la commission du contrôle budgétaire a recommandé de donner décharge au secrétaire général du Comité des régions sur l'exécution du budget du Comité des régions pour l'exercice 2014.
Les députés ont salué le fait que la Cour des comptes a fait observer qu'aucune déficience notable n'a été relevée lors de la vérification des domaines liés aux ressources humaines et aux marchés publics pour le Comité et conclu que les paiements relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2014 pour les dépenses administratives et autres des institutions et des organes sont, dans l'ensemble, exempts d'erreur significative.
Exécution budgétaire et financière : les députés ont noté qu'en 2014, le Comité disposait d'un budget approuvé d'un montant de 87.600.000 EUR (87.373.000 EUR en 2013), dont 86.300.000 EUR de crédits d'engagement, avec un taux d'utilisation de 98,5%; ils se sont félicités de l'augmentation du taux d'utilisation en 2014.
Toutefois, ils se sont dits préoccupés par l'augmentation du nombre de rapports d'exception: 87 exceptions financières et trois exceptions administratives liées au non-respect de procédures internes. Quatre dérogations ont été accordées en 2014 (contre une en 2013) en ce qui concerne les règles en matière de marchés publics ou la gestion des contrats et la plupart des rapports de dérogation (58 sur 81) sont liés à l'absence ou à l'insuffisance d'engagements juridiques. Les députés ont demandé des informations détaillées sur la manière dont ces dérogations se sont produites et les montants concernés et exigé qu'un rapport complet sur les mesures correctives prises soit élaboré d'ici à la fin juin 2016.
Cadre daction du Comité des régions : les députés ont formulé une série dobservations sur la gestion du Comité et ont demandé, entre autres :
- linclusion systématique des données claires et chiffrées relatives aux missions des membres dans son rapport annuel dactivités (le nombre de missions est extrêmement élevé, tout comme les dépenses résultant des indemnités de voyage et de réunion des membres) ;
- la recherche de solutions conjointement avec le Parlement européen et la Commission, par exemple une large utilisation commune des bâtiments et des salles de réunion et de conférence, afin de réduire les coûts, les dépenses de location de l'année 2014 (bailleurs externes) étant trop élevées ;
- linclusion dans le rapport annuel activités de clarifications sur la politique immobilière du Comité et d'informations exhaustives sur le taux d'utilisation et d'annulation des services d'interprétation ;
- un recours accru à la vidéoconférence et à tous les outils connexes afin de réduire sensiblement les coûts;
- des améliorations en ce qui concerne la collaboration entre le Parlement et le Comité prévue par l'accord de coopération administrative signé le 5 février 2014, en particulier en ce qui concerne les aspects politiques, ainsi quune analyse détaillée par institution des économies et/ou des dépenses budgétaires supplémentaires résultant de l'accord ;
- lamélioration des méthodes de travail loptimisation de la gestion des ressources humaines et financières ; les députés sont préoccupés par le faible taux d'exécution pour la ligne budgétaire relative à lexternalisation de la traduction et outils d'aide à la traduction ; le taux d'exécution budgétaire pour plusieurs des lignes de traduction était bien inférieur à la moyenne des années précédentes;
- la correction du déséquilibre hommes/femmes (moins de 35% des postes de direction sont occupés par des femmes alors qu'elles représentent plus de 60% du personnel) ;
- des informations détaillées sur le groupe d'assurance de la qualité des marchés publics et son efficacité, ainsi qu'une description et un suivi des recommandations du comité d'audit à cet égard, d'ici la fin juin 2016 ;
- une évaluation des incidences des projets informatiques, dont la performance reste faible, et de leur valeur ajoutée pour les citoyens de l'Union d'ici à la fin juin 2016 ;
- la présentation de mesures d'atténuation en vue d'écarter au plus vite les risques identifiés lors des audits et des analyses de risques qui ont été réalisés, notamment dans les domaines de la gestion financière et des aspects opérationnels et organisationnels.
Dénonciation des dysfonctionnements : les députés ont jugé inacceptable que le Comité s'occupe de la même affaire de dénonciation des dysfonctionnements depuis 2003 et que, malgré les arrêts rendus par le Tribunal de la fonction publique en 2013 et 2014, ainsi que la résolution de décharge du Parlement du 29 avril 2015, il n'ait pas encore respecté ces arrêts. Le Comité est invité à prendre toutes les mesures nécessaires pour remédier à cette situation sans plus tarder et à admettre publiquement que les constatations du lanceur d'alerte étaient correctes.