Quantités nominales des produits en préemballages
Le présent rapport de la Commission concerne lévaluation de trois directives qui constituent le cadre juridique relatif au préemballage:
- la directive 75/107/CEE relative aux bouteilles utilisées comme récipients-mesures, qui permet la libre circulation des bouteilles marquées du signe «3»;
- la directive 76/211/CEE relative au préconditionnement en masse ou en volume de certains produits en préemballages, qui concerne la quantité indiquée sur les produits préemballés et garantit la libre circulation des préemballages marqués du signe «e»;
- la directive 2007/45/CE relative aux quantités nominales des produits en préemballages, qui interdit aux États membres de soumettre à une réglementation les formats des bouteilles et des emballages jusquà 10 litres ou 10 kilogrammes et fixe des formats obligatoires au niveau de lUE pour les vins et les spiritueux.
Taille du marché : la Commission rappelle que selon les estimations, le préemballage représente un chiffre daffaires de 170 milliards deuros et une valeur ajoutée à léchelle de lUE de près de 34 milliards deuros. Cela représente 12 % de la valeur ajoutée totale dans les principaux secteurs dans lesquels il est utilisé (produits alimentaires, boissons, aliments pour animaux de compagnie, produits chimiques, peintures, engrais, détergents, cosmétiques et fabrication de bouteilles en verre), soit léquivalent de 0,3 % du PIB de lUE.
Ces secteurs comptent quelque 300.000 entreprises, pour la plupart des petites et moyennes entreprises (PME). On estime à 640.000 le nombre de personnes qui travaillent à temps plein dans le préemballage, ce qui représente 0,3 % de lemploi dans lUE.
Évaluation : lévaluation a été réalisée par un prestataire externe sur la base des critères dévaluation standard de la Commission: efficacité, efficience, cohérence, pertinence et valeur ajoutée de lUE.
Lévaluation montre que les directives 75/107/CEE, 76/211/CEE et 2007/45/CE soutiennent le marché intérieur, car elles favorisent la concurrence dans le secteur du préemballage en lui fournissant un cadre juridique complet et une base pour la coopération administrative. Elles ont accru la confiance qui règne parmi les autorités de surveillance du marché. Tous les États membres ont transposé ces directives et les mettent intégralement en uvre. Les différences de mise en uvre à léchelle nationale sont justifiées publiquement.
Les points suivants ont été soulignés :
- le caractère volontaire de lutilisation de récipients-mesures (signe «3») et de préemballages à volume fixe (signe «e») signifie que les entreprises peuvent choisir la solution la plus adaptée à leurs besoins. De nombreuses petites entreprises qui produisent principalement pour les besoins de leur marché national apprécient la reconnaissance mutuelle qui entre en jeu lorsque les directives ne sont pas appliquées ;
- le caractère obligatoire de la directive sur le format des emballages garantit la liberté de choix et a entraîné une diversification des formats demballage. Pour les vins et les spiritueux, les formats fixés par lUE ont protégé les PME qui manquent de puissance sur le marché. Lélimination progressive des dispositions nationales na pas posé de problèmes.
Parallèlement à cette évaluation globale favorable, un certain nombre de questions techniques spécifiques au secteur ont été soulevées: i) produits commercialisés selon leurs dimensions, ii) surface ou nombre, poids égoutté, iii) définition de plus grands lots, iv) dispositions sur la vitesse de production et léchantillonnage, v) produits visqueux en masse ou en volume et vi) emballage inclus avec les préemballages. Certains de ces aspects ne relèvent pas du champ dapplication de ces directives et dautres ne sont toujours pas résolus à léchelle internationale.
Conclusions et suivi : sur la base de lévaluation, la Commission conclut que les trois directives demeurent pertinentes, sont considérées dans lensemble comme efficaces et efficientes et apportent une valeur ajoutée significative pour toutes les parties intéressées (consommateurs, entreprises et administrations nationales). Aucune dentre elles nentraîne de coûts administratifs ou de mise en conformité importants.
La Commission considère quil nest pas nécessaire de proposer des modifications. Toutefois, elle examinera les résultats de lévaluation avec les parties intéressées et en assurera le suivi afin daméliorer lapplication des directives. La Commission entend ainsi :
- promouvoir léchange de bonnes pratiques entre les parties intéressées et à élaborer des lignes directrice, compte tenu des variations observées dans la mise en uvre à léchelle nationale ;
- examiner avec les parties intéressées les questions soulevées au sujet des aspects techniques et des normes internationales applicables et prendra des mesures appropriées telles que lélaboration de lignes directrices ;
- informer davantage les consommateurs au sujet de la signification des signes «3» et «e».
Afin de garantir lefficacité de la surveillance du marché, plus particulièrement en ce qui concerne les importations, lUE renforcera la coopération administrative au sujet de ces directives par laide financière quelle apportera aux réunions des autorités compétentes conformément au règlement (CE) nº 765/2008.