Décharge 2015: budget général UE, Médiateur européen
OBJECTIF : présentation par la Commission des comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour lexercice 2015 étape de la procédure de décharge 2015.
Analyse des comptes des institutions de lUE Médiatrice de lUnion européenne.
Rappel juridique : le présent document de la Commission porte sur les comptes consolidés de lUnion européenne relatifs à lexercice 2015 élaborés sur la base des informations fournies par les institutions et organismes de lUE, conformément à larticle 148, par. 2, du règlement financier applicable au budget général de lUnion.
1) Gouvernance et principes budgétaires : la gouvernance organisationnelle de lUnion se compose dinstitutions, agences et autres organes de lUE. Ses institutions principales, en ce sens quelles sont responsables de lélaboration des politiques et de ladoption des décisions, sont le Parlement européen, le Conseil européen, le Conseil et la Commission.
Le budget de lUE finance un large éventail de politiques et de programmes mis en uvre dans toute lUE. Conformément aux priorités fixées par le PE et le Conseil dans le contexte du cadre financier pluriannuel (CFP), la Commission gère des programmes, des activités et des projets spécifiques sur le terrain.
La Commission élabore le budget, et le Parlement et le Conseil lapprouvent normalement à la mi-décembre, conformément à la procédure visée à larticle 314 du TFUE.
Selon le principe de léquilibre budgétaire, le total des recettes doit, pour un exercice financier donné, être égal au total des dépenses (crédits de paiement).
Recettes de lUE : lUE dispose de deux grandes sources de financement: les ressources propres et les recettes diverses. Les ressources propres comprennent les ressources propres traditionnelles (comme les droits de douane), la ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la ressource fondée sur le revenu national brut (RNB). Les recettes diverses découlant des activités de lUE (par exemple, les amendes pour des infractions aux règles de concurrence) représentent normalement moins de 10% des recettes totales. Les ressources propres représentent de loin la majeure partie du financement de lUnion européenne.
Dépenses des institutions de lUE : les dépenses opérationnelles des institutions se présentent sous différentes formes en fonction de la manière dont les crédits sont dépensés et gérés.
Depuis 2014, la Commission classe ses dépenses comme suit:
- gestion directe: exécution directe du budget par les services de la Commission,
- gestion indirecte: la Commission confie certaines tâches dexécution du budget à des organismes de droit européen ou de droit national, tels que les agences de l'UE,
- gestion partagée: méthode dexécution du budget par laquelle les tâches sont déléguées aux États membres. Environ 80% des dépenses relèvent de ce mode de gestion qui englobe des domaines tels que les dépenses agricoles et les actions structurelles.
Comptes annuels consolidés de lUE : le présent document de la Commission porte sur les comptes consolidés de lUE relatifs à lexercice 2015 et détaille la manière dont les dépenses par institution de lUE ont été effectuées. Les comptes annuels consolidés de lUE apportent notamment des informations financières sur les activités des institutions et autres organes de lUE sous langle du budget et de la comptabilité dexercice. Ils présentent par ailleurs les principes comptables applicables à la comptabilité du budget européen (en particulier, consolidation).
Le document présente également les acteurs financiers en jeu dans la mécanique budgétaire (comptable, ordonnateur et auditeur interne, ) et rappelle leurs rôles respectifs dans le contexte des tâches de contrôle et de bonne gestion financière.
Audit et procédure de décharge : les comptes annuels de lUE et la gestion des ressources sont contrôlés par la Cour des comptes européenne, son auditeur externe, qui, dans le cadre de ses activités, établit pour le Parlement européen et le Conseil:
- un rapport annuel sur les activités financées par le budget général, contenant ses observations sur les comptes annuels et les opérations sous-jacentes;
- un avis, fondé sur ses audits et figurant dans le rapport annuel sous forme de déclaration dassurance, sur i) la fiabilité des comptes et ii) la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes concernant à la fois les recettes perçues auprès des redevables et les paiements aux bénéficiaires finals.
La décharge constitue le volet politique du contrôle externe de lexécution budgétaire et se définit comme la décision par laquelle le Parlement européen, sur recommandation du Conseil, «libère» la Commission pour sa gestion dun budget donné en clôturant la vie de ce budget. Cette procédure de décharge peut donner lieu à 3 situations: i) loctroi, ii) lajournement ou iii) le refus de la décharge.
Le document apporte en outre une série de tableaux et indications techniques chiffrées portant sur : i) le bilan financier ; ii) le compte de résultat économique ; iii) les flux de trésorerie ; iv) des annexes techniques liées aux états financiers.
2) Exécution des crédits de la Médiatrice de lUnion européenne pour lexercice 2015 : le document comporte également une série dannexes chiffrées dont les plus importantes concernent lexécution budgétaire. Concernant les dépenses de la Médiatrice, le tableau sur lexécution financière et budgétaire de cette Institution indique que les crédits de paiements pour la Médiatrice en 2015 se sont élevés à 11 millions EUR, exécutés à hauteur de 86,37%.
En ce qui concerne lexécution budgétaire de la Médiatrice, le Rapport annuel dactivités 2015 indique quelle a agi dans une triple direction en vue daméliorer limpact, la pertinence et la visibilité de son rôle dans le paysage institutionnel européen.
Celle-ci sest ainsi concentrée sur :
- ses enquêtes stratégiques dans les Institutions de lUnion (17.033 plaintes dont seules 2.007 ont été jugées recevables et 1.060 ont donné lieu à une réponse de la Médiatrice 261 enquêtes ont été ouvertes à la suite de ces plaintes et 277 ont été clôturées) ;
- le renforcement de la transparence des négociations commerciales entre lUnion européenne et les Etats-Unis dans le cadre du Partenariat transatlantique de commerce et dinvestissement (TTIP) ;
- la lutte contre les questions de pantouflage (afin déviter que des anciens fonctionnaires ne soient embauchés par des organismes privés pour mettre la pression sur la Commission dans le cadre du lobbying) ;
- le renforcement de la transparence des activités de la Banque centrale européenne et de Frontex (en vue de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants expulsés de force de lUE).
En 2015 enfin, des propositions de réformes du Réseau européen des Médiateurs (REM) ont été lancées, comme la réalisation denquêtes parallèles aux niveaux national et européen.