Accord UE/Brésil: modification de concessions dans la liste d’engagements de la Croatie dans le cadre de son adhésion à l’Union européenne
La commission du commerce international a adopté le rapport de José Ignacio SALAFRANCA SÁNCHEZ-NEYRA (PPE, ES) sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion de laccord sous forme déchange de lettres entre lUnion européenne et la République fédérative du Brésil au titre de larticle XXIV, paragraphe 6, et de larticle XXVIII de laccord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de 1994 concernant la modification de concessions dans la liste dengagements de la République de Croatie dans le cadre de son adhésion à lUnion européenne.
La commission parlementaire a recommandé que le Parlement donne son approbation à la conclusion de laccord.
Ladhésion de la Croatie a entraîné lélargissement de lunion douanière. De ce fait, la Croatie devait, selon les règles de lOrganisation mondiale du commerce (OMC) (article XXIV, paragraphe 6, du GATT de 1994), engager des négociations avec le Brésil concernant la liste dengagement de la Croatie afin de convenir à terme dune compensation liée à lUE-28, le régime tarifaire extérieur de lUnion entraînant une augmentation des droits pour le Brésil.
Les négociations avec le Brésil ont abouti à un projet daccord qui a été paraphé le 12 juillet 2016 et signé le 25 novembre 2016.
En vertu de cet accord, lUnion intégrera dans sa liste dengagements pour le territoire douanier de lUE-28 celle de lUE-27 assortie des modifications apportées aux contingents tarifaires du sucre brut et de la viande de volaille.
Le rapporteur souligne que même si laccord ne propose que des compensations et ne prévoit aucune nouvelle concession, les produits concernés sont particulièrement sensibles pour lensemble du secteur agricole de lUnion. En conséquence, le Parlement européen aurait dû être pleinement informé de lévolution des négociations. De plus, les secteurs concernés se sont plaints de ne pas avoir été associés et consultés par la Commission au cours des négociations.
Le rapporteur demande donc à la Commission de mener les prochaines négociations au titre des règles de lOMC de façon plus transparente, en informant le Parlement et les secteurs concernés à toutes les étapes, surtout lorsque les négociations portent sur des produits sensibles.