Décharge 2015: budget général UE, Commission européenne et agences exécutives
Le présent document reprend les réponses faites par les États membres au rapport annuel de la Cour des comptes sur l'exercice 2015.
Il se concentre en particulier sur 3 grands thèmes :
- la régularité des opérations dans les grands domaines de dépenses de lUE dans le cadre de la gestion partagée en se concentrant sur les causes profondes des erreurs identifiées;
- la performance du budget de lUE et des projets mis en place en gestion partagée;
- le suivi des recommandations de la Cour adressées aux États membres.
Le présent rapport résume les réponses des États membres. Il est accompagné dun document de travail des services de la Commission qui contient les réponses techniques des États membres aux thèmes pointés en 2015.
1) Causes profondes des erreurs et mesures visant à remédier à ces erreurs : le rapport établit une liste de 192 exemples de principales causes profondes derreurs affectant la légalité et la régularité des dépenses de lUE. Ces exemples reposent sur des constatations de la Cour et de la Commission, ainsi que sur les réserves émises, sur une période de 2 ans, dans les rapports annuels dactivités des directions générales concernées de la Commission.
Les grands domaines de dépenses posant problème sont dune part, la PAC (la politique agricole commune) et la politique de cohésion.
Il ressort de lanalyse que les causes les plus généralement mises en lumière par les États membres sont :
- la complexité des règles de mise en uvre : si les États membres ont acquis une expérience pratique en matière de possibilités de simplification, il nen reste pas moins quune simplification accrue est encore nécessaire, sous langle, en particulier, de la réduction de la charge administrative et de lefficacité des contrôles à un coût raisonnable. Pour la PAC et la politique de cohésion en particulier, le degré de connaissance pour appliquer les règles relatives aux marchés publics ou aux aides d'État reste problématique et, pour la PAC uniquement, la complexité des règles d'éligibilité reste encore à régler ;
- la détection et la correction des erreurs : pour la politique de cohésion notamment, les États membres réclament une meilleure utilisation des informations en favorisant des systèmes déchange de bonnes pratiques par exemple ;
- la prévention des erreurs : les États membres ont pu renforcer leurs capacités de prévention et de correction et améliorer les fonctionnalités informatiques qui confèrent une efficacité accrue aux contrôles. Il est maintenant envisagé de renforcer les techniques danalyse de risque pour mieux cibler les contrôles et les ressources.
2) performance du budget : de manière générale, la mentalité des États membres a évolué en faveur dune focalisation sur les résultats à la hauteur des efforts quils fournissent pour instaurer des cadres de performance. Cette approche a permis de garantir que les programmes et projets de lUE aient une incidence sous de nombreuses formes différentes et à de multiples niveaux. Toutefois, le maintien de la cohérence dans la terminologie relative à la performance reste un défi. Certains États membres soulèvent notamment la nécessité de bénéficier dindicateurs clairs au niveau du projet à mettre en uvre lui-même.
Globalement, les États membres placent le suivi des systèmes axés sur les résultats dans une perspective plus large, en faisant référence à des évaluations ex ante visant à préparer lélaboration daccords de partenariat et de programmes opérationnels et/ou à dautres évaluations, études et analyses dimpact qui sont prévues pour la période 2014-2020.
3) suivi des recommandations adressées aux États membres par la Cour : les États membres ont répondu quasi unanimement quils avaient mis en place des systèmes assurant le suivi des recommandations émises par la Cour dans ses rapports annuels et rapports spéciaux. Certains dentre eux ont expliqué que les recommandations de la Cour et celles de la Commission faisaient lobjet dun suivi par les autorités chargées de la gestion des fonds de lUE, notamment les organismes de certification et les organismes daudit. Cependant, les processus de suivi varient dun État membre à lautre.
Conclusion : la Commission est déterminée à continuer duvrer en étroite coopération avec les États membres pour abaisser les niveaux derreur, améliorer la gestion financière et accroître la valeur ajoutée du budget de lUE.
Dans leurs réponses, les États membres se montrent conscients des principales causes profondes des erreurs et sont déterminés à continuer de contribuer au bon fonctionnement des systèmes de gestion et de contrôle. Ils sattaquent aux causes profondes des erreurs en utilisant diverses possibilités de simplification et en renforçant leurs capacités de prévention et de correction, notamment sur la base des enseignements tirés, de technologies informatiques renforcées, doutils dextraction de données et de techniques de gestion des risques. En outre, ils mettent en uvre des plans dactions, si nécessaire, dont ils rendent régulièrement compte à la Commission.
De manière générale, les réponses confirment que les États membres :
- appliquent un cycle pluriannuel de contrôle et daudit et que des mesures correctrices peuvent être mises en uvre jusquà la clôture de la période de programmation;
- ont considéré quil nétait pas possible de prévenir les erreurs mineures à un coût raisonnable;
- sont déterminés à entretenir un lien entre les priorités politiques de lUE en faveur dune croissance intelligente, durable et inclusive et les priorités nationales;
- ont renforcé leur cadre de performance et se focalisent maintenant beaucoup plus sur les résultats;
- sont déterminés à assurer le suivi des recommandations de la Cour, bien quil existe de grandes disparités entre les systèmes et processus de suivi.