Résolution sur les priorités de l’Union européenne pour les sessions du Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2017
Le Parlement européen a adopté une résolution sur les priorités de lUnion européenne pour les sessions du Conseil des droits de lhomme des Nations unies en 2017.
Le texte adopté en plénière avait été déposé en tant que résolution commune par les groupes PPE, S&D, ECR, ALDE et Verts/ALE.
Conseil des droits de lhomme des Nations unies : rappelant la nécessité de prendre en compte le respect des droits de lhomme dans tous les domaines daction de lUnion, le Parlement a réitéré lengagement de lUnion européenne de soutenir et de défendre lintégrité, lindépendance et le fonctionnement du Conseil des droits de lhomme des Nations unies. LUnion devrait sengager de manière active et systématique dans tous les mécanismes de protection des droits de lhomme des Nations unies.
Les députés ont encouragé tous les États à prendre des mesures concrètes pour donner suite aux recommandations formulées dans lexamen périodique universel et à créer un mécanisme de mise en uvre et de suivi, comprenant la mise en place de plans daction nationaux et de mécanismes nationaux de coordination.
Priorités thématiques: le Parlement estime que lUnion européenne devrait mettre laccent sur les priorités suivantes:
- la protection des militants des droits de lhomme, les lanceurs dalerte, les journalistes ou les blogueurs ainsi que les ONG de défense des droits de lhomme contre tout acte de violence, de harcèlement, dintimidation ou de persécution ;
- la question de la liberté dexpression en ligne, des libertés numériques et de limportance dun internet libre et ouvert, qui devrait être soulevée dans toutes les enceintes internationales ;
- lattention à accorder à lenjeu majeur de droit à la liberté dassociation et de réunion ;
- la condamnation de toute forme de discrimination et de persécution pour quelque raison que ce soit, telle que la race, la couleur, la langue, la religion ou les convictions, lidentité de genre et lorientation sexuelle, lorigine sociale, la caste, la naissance, lâge ou le handicap ;
- la lutte contre lintolérance et la discrimination fondées sur la religion ou les convictions ;
- la tolérance zéro pour la peine de mort ;
- le soutien à laction que les Nations unies mènent en vue de lutter contre la torture, les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, les exécutions de masse et les autres exécutions ;
- la condamnation des attaques de toute organisation terroriste ou paramilitaire contre des civils, en particulier des femmes et des enfants.
Le Parlement a exprimé son soutien à la Cour pénale internationale (CPI), en tant quinstitution fondamentale pour amener les auteurs dinfractions à répondre de leurs actes en ce qui concerne les crimes de guerre, les crimes contre lhumanité et les crimes de génocide.
LUnion européenne a été appelée à :
- contribuer à une initiative pour la reconnaissance, par les Nations unies, du génocide commis par le groupe «État islamique» contre les minorités ethniques et religieuses ;
- encourager tous les États à placer les droits de lhomme au centre de leurs politiques respectives de développement et à mettre en uvre la déclaration des Nations Unies de 1986 portant sur le droit au développement ;
- soutenir les initiatives des Nations unies en faveur des femmes et de lintégration des questions dégalité entre les hommes et les femmes dans ses programmes ;
- promouvoir les droits de lenfant, en éradiquant le travail des enfants, lenrôlement denfants soldats, la privation de liberté, la torture, la traite, les mariages précoces ou forcés, lexploitation sexuelle, ainsi que des pratiques telles que les mutilations génitales féminine ;
- promouvoir les droits des personnes handicapées, y compris leur égale participation et leur intégration sociale.
Le Parlement a salué la déclaration de New York relative aux réfugiés et aux migrants des Nations unies, qui a débouché sur ladoption dun pacte mondial pour un cadre de réponse globale pour les réfugiés. Il a demandé à lUnion européenne et à ses États membres dêtre à linitiative des efforts internationaux dans ce domaine, et de respecter leurs engagements de protéger les droits des demandeurs dasile, des réfugiés, des migrants et de toutes les personnes déplacées.