Convention internationale sur la responsabilité et l'indemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses à l'exception des aspects ayant trait à la coopération judiciaire en matière civile; protocole de 2010: ratification par les États membres et adhésion des États membres
La commission des affaires juridiques a adopté le rapport de Pavel SVOBODA (PPE, CZ) sur le projet de décision du Conseil relative à la ratification par les États membres, dans lintérêt de lUnion européenne, du protocole de 2010 relatif à la convention internationale sur la responsabilité et lindemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses, ainsi quà ladhésion des États membres audit protocole, à lexception des aspects ayant trait à la coopération judiciaire en matière civile.
La commission parlementaire a recommandé que le Parlement européen donne son approbation à la ratification par les États membres du protocole de 2010 relatif à la à la convention internationale sur la responsabilité et lindemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses (convention HNS de 1996), ainsi quà ladhésion des États membres audit protocole, à lexception des aspects ayant trait à la coopération judiciaire en matière civile.
Dans la justification succincte accompagnant le projet de recommandation, il est rappelé quau vu des différences existant entre le projet de décision du Conseil et la proposition initiale de la Commission, le Parlement européen a adopté, le 8 juin 2016, une résolution intermédiaire comprenant des recommandations en vue de la modification du projet de décision du Conseil. Lobjectif était de contribuer, avec le Conseil et la Commission, à une issue positive qui garantirait luniformité, lintégrité et lefficacité du droit de lUnion ainsi que le principe fondamental d'attribution des compétences de lUnion.
Les principales différences entre le projet de décision du Conseil et la proposition de la Commission concernent notamment:
- la portée de la compétence exclusive de lUnion conformément à larticle 3, paragraphe 2, du traité FUE ;
- la base juridique appropriée pour la décision du Conseil, qui exclut les aspects liés à la coopération judiciaire en matière civile, à savoir soit larticle 192 du traité FUE, la principale disposition sur la responsabilité environnementale, soit larticle 100, paragraphe 2, une disposition relative au transport, en liaison avec larticle 218, paragraphe 6, du traité FUE ;
- un chevauchement entre la convention HNS de 2010, dune part, et la directive sur la responsabilité environnementale, dautre part ;
- labsence dans le projet de décision du Conseil déchéances contraignantes et dobligations claires pour les États membres pour ce qui est de ratifier la convention ou dy adhérer.
La commission des affaires juridiques a estimé pour sa part qu'une base juridique triple serait la solution la plus appropriée, à savoir larticle 100, paragraphe 2, larticle 192, paragraphe 1, et larticle 218, paragraphe 6, point a) v), du traité FUE.
La Commission a salué ladoption par le Parlement de sa résolution intermédiaire et confirmé quelle serait disposée à accepter une solution de compromis sur la base juridique de la proposition et sur un délai raisonnable prolongé pour la ratification de la convention HNS de 2010. De son côté, le Conseil a pris acte de la résolution du Parlement mais a refusé douvrir à nouveau la discussion sur le texte du projet de décision du Conseil, puisqu'il relève de la procédure dapprobation.
Compte tenu de la nécessité de promouvoir un régime international pour assurer une application uniforme des règles sur la responsabilité et la réparation en cas d'accidents causés par des navires transportant des substances nocives et potentiellement dangereuses en mer dans l'ensemble de l'Union, le rapporteur recommande que le Parlement donne son approbation à la ratification par les États membres du protocole de 2010 relatif à la convention HNS.