Régions en retard de développement dans l’UE
La commission de développement régional a adopté un rapport dinitiative de Michela GIUFFRIDA (S&D, IT) sur les régions en retard de développement dans lUE.
Selon un rapport de la Commission sur ce sujet, 47 régions dans 8 États membres sont en retard de développement. Ces régions se distinguent en deux types :
- les régions à faible croissance: les régions dont le PIB sapproche de la moyenne européenne mais qui nenregistrent aucune croissance. Cest le cas de certaines régions dItalie, dEspagne, de Grèce et du Portugal;
- les régions à faibles revenus: les régions dont le PIB est encore plus faible, mais dont la croissance enregistre une tendance très positive. Dans ces régions, affligées dun retard bien plus important que les autres, la politique de cohésion donne dexcellents résultats (cest le cas de régions en Bulgarie, en Hongrie, en Pologne et en Roumanie).
Les députés ont noté que le rapport de la Commission propose une série de solutions positives pour soutenir la croissance économique, le développement durable et la création demplois dans ces régions. Ils ont considéré que lUE toute entière, afin de promouvoir un développement général harmonieux, doit agir pour favoriser sa cohésion économique, sociale et territoriale et doit réduire les disparités entre les niveaux de développement des différentes régions et le retard des régions en retard de développement.
La Commission est appelée à :
- mieux définir les éventuelles catégories de régions en fonction des conditions économiques générales présentes sur leur territoire et en se fondant sur des périodes de référence ayant une cohésion avec les cycles de programmation des Fonds ESI ;
- créer des stratégies, programmes et actions sur-mesure avec les régions concernées.
Le rapport a insisté sur le fait que le chômage reste bien trop élevé, surtout chez les jeunes, et quil constitue lun des problèmes les plus graves et les plus urgents auxquels sont confrontées les régions en retard de développement. Le rôle de léducation secondaire et supérieure menant à des emplois spécialisés doit être mis en valeur.
Les députés ont insisté pour que la mise en uvre de la stratégie Europe 2020 dans le domaine de léducation et de la formation ainsi que la future stratégie à long terme de lUE continuent de prendre en compte les besoins spécifiques des régions en retard de développement. A cet égard, les députés ont appelé la Commission à examiner limpact dune possible augmentation du taux de co-financement du FSE pour la prochaine période de financement. Ils ont insisté sur les effets négatifs de la crise économique et financière, en particulier pour les régions à faible croissance, qui ont réduit les marges des politiques budgétaires, menant à des coupes dans les investissements publics.
Le rapport a insisté pour que la position arrêtée dun commun accord sur le Pacte de stabilité et de croissance en matière de flexibilité des conditions cycliques, des réformes structurelles et des investissements publics en vue de la mise en uvre de réformes structurelles majeures soit appliquée afin de réaliser les objectifs dEurope 2020.
Les députés ont également insisté sur limportance dassurer un accès simplifié au crédit pour les PME, dencourager de nouvelles formes dentreprise et de promouvoir la croissance dans les régions en retard de développement. Ils ont également suggéré que la Commission examine la possibilité de proposer un soutien renforcé pour le développement local mené par les acteurs locaux (DLAL).
Le rapport a souligné limportance de plusieurs points :
- le principe de partenariat et la gouvernance multi niveaux, qui doivent être renforcés sans préjudice du principe de subsidiarité ;
- limplication de tous les niveaux de pouvoir et des acteurs concernés dans la création et la mise en uvre de stratégies, de programmes spécifiques et dactions visant ces régions pour créer une valeur ajoutée effective pour les citoyens européens.
Les députés sont davis que la Commission devrait envisager de repenser le lien entre le Semestre européen et la politique de cohésion. Un système dincitations positives devrait être mis en place, avec la création de marges dans le nouveau cadre financier pluriannuel, qui pourrait servir denveloppe quand les États membres respectent les recommandations spécifiques par pays ainsi que dautres exigences dans le cadre du Semestre Européen. Ils ont appelé à ce que :
- la politique de cohésion continue dêtre une priorité pour lUnion et quelle soit soutenue par dambitieux financements, même face aux pressions budgétaires sur le budget européen;
- les synergies avec dautres fonds européens soient améliorées et enfin quun soutien financier complémentaire soit rendu possible, via des instruments financiers, dans le cadre financier pluriannuel post-2020.