Résolution sur la politique d’intégrité de la Commission, en particulier la nomination du secrétaire général de la Commission européenne
Le Parlement européen a adopté une résolution sur la politique dintégrité de la Commission, en particulier la nomination du secrétaire général de la Commission européenne.
Les députés ont regretté que la procédure de nomination du nouveau secrétaire général de la Commission européenne, le 21 février 2018, ait été réalisée dans des conditions qui ont suscité une irritation et une désapprobation considérables dans lopinion publique, de même que parmi les députés au Parlement européen et au sein de la fonction publique européenne. Le résultat de cette procédure fait peser un risque pour la réputation non seulement de la Commission européenne, mais aussi de lensemble des institutions de lUnion.
La résolution a appelé la Commission à reconnaître que cette procédure et la communication dont elle a fait lobjet auprès des médias, du Parlement et de grand public ont été préjudiciables à sa réputation.
Les députés ont regretté que pas un seul commissaire ne semble avoir mis en doute cette nomination surprise, ni avoir demandé le report de la décision de nomination ou la tenue dun débat de principe sur le rôle du futur secrétaire général de la Commission et sur la manière dont ce rôle doit être compris, tout en constatant que le point ne figurait pas à lordre du jour.
Actions requises : conscients que la révocation dun acte administratif favorable nest généralement pas possible, en raison de contraintes juridiques, les députés ont toutefois demandé toutefois à la Commission de procéder à une nouvelle évaluation de la procédure de nomination du nouveau secrétaire général, afin de permettre à dautres candidats potentiels au sein de ladministration publique européenne de faire acte de candidature et délargir ainsi le choix entre plusieurs candidats du même groupe de fonctions et du même grade. Ils ont invité la Commission à appliquer à lavenir des procédures de candidature ouvertes et transparentes.
Ils ont également signalé la nécessité, pour préserver lexcellence, lindépendance, la loyauté et la motivation de la fonction publique européenne, dappliquer tant la lettre que lesprit du statut et que toute vacance demploi dans une institution soit portée à la connaissance du personnel de cette institution dès que lautorité investie du pouvoir de nomination a décidé quil y a lieu de pourvoir à cet emploi.
Les députés ont invité, dans ce contexte, lensemble des institutions, organes et organismes de lUnion à mettre un terme à la pratique des «parachutages», qui risque de fragiliser les procédures en vigueur et, par conséquent, de porter atteinte à la crédibilité de lUnion. Tous les postes vacants devraient être publiés, dans le souci de la transparence, de lintégrité et de légalité des chances.
En dernier lieu, la Commission a été invitée à réexaminer, avant la fin de lannée 2018, sa procédure administrative de nomination des hauts fonctionnaires dans le but de garantir pleinement la sélection des meilleurs candidats dans le cadre dune transparence maximale et de légalité des chances, faisant ainsi office dexemple pour les autres institutions européennes. De plus les députés estiment quil est nécessaire dactualiser et de clarifier les règles afin de garantir la neutralité du rôle du secrétaire général.