Réseau transeuropéen de transport: mesures de rationalisation pour faire progresser la réalisation
OBJECTIF: rationaliser les procédures de délivrance de permis pour la mise en uvre de projets relevant du réseau central du RTE-T (réseau transeuropéen de transport).
ACTE PROPOSÉ: Règlement du Parlement européen et du Conseil.
RÔLE DU PARLEMENT EUROPÉEN: le Parlement européen décide conformément à la procédure législative ordinaire sur un pied dégalité avec le Conseil.
CONTEXTE: cette initiative fait partie du troisième paquet «lEurope en mouvement», qui met en uvre la nouvelle stratégie de politique industrielle de septembre 2017 et vise à achever le processus qui permettra à lEurope de tirer pleinement profit de la modernisation de la mobilité.
Les investissements dans les infrastructures de transport contribuent de manière significative à la réalisation de cet objectif. Lachèvement du réseau central du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et de ses corridors, notamment, devrait générer 4.500 milliards deuros supplémentaires, soit 1,8 % du PIB de lUnion, et représenter 13 millions dannées-emplois jusquen 2030.
En dépit de la nécessité et des délais imposés, lexpérience a montré que de nombreux investissements visant à parachever le RTE-T se heurtent à la complexité des procédures doctroi des autorisations et de passation de marchés publics transfrontières. Cette situation met en péril la mise en uvre des projets dans les délais prévus et, dans de nombreux cas, se traduit par des retards importants et une augmentation des coûts.
Pour résoudre ces problèmes et rendre possible lachèvement synchronisé du RTE-T, une action harmonisée est nécessaire au niveau de lUnion.
ANALYSE DIMPACT: les options stratégiques étaient fondées sur des niveaux croissants dintervention, dambition et dimpact «cumulatif» attendu. Loption retenue est celle dune action contraignante restreinte devant être décentralisée et mise en uvre au niveau national.
Les avantages attendus sont les suivants:
- des gains de temps dans les procédures doctroi des autorisations;
- une réduction des coûts de plus de 5 milliards deuros pour les utilisateurs;
- la mobilisation, avant 2025, de 84 % de linvestissement total dans le réseau central du RTE-T;
- une économie de 700 millions EUR et une réduction des émissions de CO2 estimée à 2.686 mille tonnes pour la période 2018-2030;
- une économie nette de 150 millions EUR pour les promoteurs de projets et les autorités publiques.
CONTENU: la proposition de règlement vise à permettre lachèvement effectif dans les temps du RTE-T dans lUnion, en réduisant autant que possible le risque de retards pesant sur les différents projets relatifs au RTE-T et en augmentant le niveau de certitude pour les promoteurs de projets et les investisseurs en ce qui concerne la durée des procédures applicables. Elle vise également à faciliter la participation des investisseurs privés et à clarifier les consultations publiques.
Les principaux éléments de la proposition sont les suivants :
Statut prioritaire» des projets dintérêt commun: chaque projet dintérêt commun relatif au réseau central du RTE-T ferait lobjet dune procédure intégrée doctroi des autorisations gérée par une autorité compétente unique désignée par chaque État membre.
Les projets dintérêt commun se verraient attribuer le statut le plus important existant au niveau national, lorsque le droit national prévoit un statut prioritaire, et seraient traités de la manière la plus rapide possible du point de vue juridique, y compris en ce qui concerne les ressources allouées, lors des procédures doctroi des autorisations.
Intégration des procédures doctroi des autorisations: la proposition exige que lautorisation des projets relatifs au RTE-T relève d'une seule et même autorité qui gère lensemble de la procédure et se l'approprie en jouant le rôle de guichet unique pour les promoteurs de projets et autres investisseurs.
La proposition traite de désignation et le rôle dune telle autorité unique et définit les étapes de la procédure conduisant à une décision globale autorisant linvestisseur à lancer le projet. Les procédures doctroi des autorisations devraient durer trois ans au maximum, ce qui constitue une amélioration significative par rapport à la situation actuelle.
Coordination: la proposition souligne limportance de coordonner les procédures doctroi des autorisations au-delà des frontières et renforce le rôle des coordinateurs européens dans le suivi de la procédure doctroi des autorisations.
Marchés publics: un seul cadre juridique sappliquerait en matière de passation de marchés publics pour les projets transfrontières. Sauf disposition contraire dun accord intergouvernemental, les entités conjointes développant de tels projets appliqueraient une législation nationale unique pour la passation des marchés de travaux et de services lors de la mise en uvre du projet.