Résolution sur les négociations à venir concernant un nouvel accord de partenariat entre l’Union européenne et les pays du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique
Le Parlement européen a adopté une résolution, déposée par la commission au développement, sur les négociations à venir concernant un nouvel accord de partenariat entre lUnion européenne et les pays du groupe des États dAfrique, des Caraïbes et du Pacifique, qui doivent débuter en août 2018 en anticipation de lexpiration de laccord de Cotonou en février 2020.
Le Parlement sest félicité des principaux aspects et de larchitecture générale pour la future coopération entre le groupe des pays ACP et lUnion européenne proposée par la Commission. Il a relevé que la Commission a largement tenu compte de la position du Parlement, et que le socle commun et les pactes régionaux seront juridiquement contraignants de façon égale, comme la demandé le Parlement.
Le dialogue politique constitue une part fondamentale de laccord de Cotonou et il doit demeurer un pilier central et juridique de laccord, aussi bien au niveau de son cadre général quau niveau régional. Le Parlement a préconisé de renforcer la participation de la société civile au dialogue politique, à la programmation et à la mise en uvre et de favoriser le développement des capacités par la société civile.
Les députés ont insisté sur le fait que les éléments essentiels de laccord de Cotonou, à savoir le respect des droits de lhomme et des libertés fondamentales, les principes démocratiques, létat de droit et la bonne gouvernance, doivent être maintenus en tant que base de la coopération après 2020 et faire partie intégrante de laccord de base ainsi que des pactes et protocoles régionaux. Ils ont insisté sur la nécessité dassurer la cohérence entre les principes énoncés dans le «socle commun» et les priorités régionales définies dans les «pactes».
Le Parlement a indiqué que le socle commun doit inclure :
- une disposition claire sur la pleine mise en uvre par toutes les parties du Statut de Rome de la Cour pénale internationale ;
- des références explicites à la responsabilité et aux mécanismes de suivi et de révision, en cas de non-respect; la responsabilité des parties envers les citoyens et la société civile devrait également être assurée et que les institutions communes devraient prévoir des mécanismes permettant à la société civile et aux citoyens de signaler les cas de violation des obligations en matière de droits de lhomme.
Les députés ont également fait les recommandations suivantes :
- la coopération ACP-UE devrait prévoir un mécanisme de révision par les pairs pour le suivi des avancées et des lacunes dans la réalisation des ODD, sur une base régulière, avec la participation des parlements, des pouvoirs locaux et de la société civile, ainsi quune évaluation régulière et des rapports publics sur le respect des droits de lhomme ;
- le nouvel accord ACP-UE devrait prévoir une pleine intégration des accords de partenariat économique (APE) ;
- le rôle et les responsabilités du secteur privé doit être régulé, avec une attention particulière pour les sociétés engagées dans des partenariats de développement adhèrent aux principes de responsabilité sociale des entreprises pendant toute la durée des projets ;
- les parties négociantes devraient inclure des programmes de soutien en faveur des pratiques agricoles durables dans le nouvel accord ;
En dernier lieu, le Parlement a réaffirmé quil importe de renforcer la dimension parlementaire du futur accord en veillant à ce que la future APP générale assure un dialogue parlementaire ouvert, démocratique et global entre les députés et leurs équivalents de lACP en tant que noyau dur du nouveau partenariat.