Accord sur le statut UE/ancienne République yougoslave de Macédoine: actions menées par l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes sur le territoire de l’ancienne République yougoslave de Macédoine
OBJECTIF: approuver la conclusion de laccord sur le statut entre lUnion européenne et lancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) en ce qui concerne les actions menées par lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes sur le territoire de lARYM.
ACTE PROPOSÉ: décision du Conseil.
RÔLE DU PARLEMENT EUROPÉEN: le Conseil ne peut adopter lacte que si le Parlement européen a approuvé celui-ci.
CONTEXTE: conformément au règlement (UE) 2016/1624, dans les cas où il est envisagé de déployer des équipes du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes dans un pays tiers dans le cadre dactions où les membres des équipes exercent des pouvoirs dexécution, ou lorsque dautres actions dans des pays tiers le requièrent, un accord sur le statut est conclu entre lUnion et le pays tiers concerné.
Les négociations relatives à laccord sur le statut entre lUnion européenne et lARYM ont été lancées le 15 septembre 2017 et se sont conclues avec succès par le paraphe du projet daccord sur le statut.
Grâce à cet accord sur le statut, des équipes du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes peuvent, dans le respect du plan opérationnel, être rapidement déployées sur le territoire de lARYM, réagir au déplacement actuel des flux migratoires vers litinéraire côtier et fournir une assistance en matière de gestion des frontières extérieures et de lutte contre le trafic de migrants.
CONTENU: la Commission propose que le Conseil décide dapprouver, au nom de lUnion, la conclusion de laccord sur le statut entre lUnion européenne et lancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) en ce qui concerne les actions menées par lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes sur le territoire de lARYM.
Champ dapplication: en vertu de laccord, lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes pourra déployer des équipes du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes investies de pouvoirs dexécution sur le territoire de lARYM pour mener des opérations conjointes et des interventions rapides aux frontières.
Les équipes de lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes seront aussi autorisées, pendant une opération de retour spécifique, à aider lARYM à identifier les personnes devant être réadmises sur son territoire, conformément à laccord de réadmission entre la CE et lARYM.
Les équipes pourront être déployées sur le territoire de lARYM uniquement dans les régions limitrophes des frontières extérieures de lUE, et les membres de léquipe exerceront des pouvoirs dexécution dans les zones de lARYM définies dans le plan opérationnel.
Actions et plans opérationnels: concrètement, lAgence pourra proposer linitiative de lancer une action. Les autorités compétentes de lARYM pourront également peuvent demander à lAgence denvisager de lancer une action. Pour entreprendre une action, le consentement des autorités compétentes de lARYM et de lAgence sera requis. Avant chaque opération conjointe ou chaque intervention rapide aux frontières, un plan opérationnel devra être convenu entre lAgence et lARYM. Le plan présentera en détail les aspects organisationnels et procéduraux de lopération conjointe ou de lintervention rapide aux frontières.
Laccord contient également des dispositions sur :
- les missions et compétences des membres de léquipe;
- la suspension et cessation de laction;
- les privilèges et immunités des membres de léquipe;
- le document daccréditation permettant aux membres de léquipe dêtre identifiés par les autorités de lARYM et de prouver quils sont habilités à accomplir les missions assignées;
- le respect par les membres de léquipe des libertés et droits fondamentaux, y compris en ce qui concerne laccès aux procédures dasile, la dignité humaine, linterdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants, le droit à la liberté, le principe de non-refoulement et linterdiction des expulsions collectives, les droits de lenfant et le droit au respect de la vie privée et familiale;
- le traitement des données à caractère personnel par les membres de léquipe et par les autorités de lARYM.
INCIDENCE BUDGÉTAIRE : laccord sur le statut na pas en soi dincidence budgétaire, mais le déploiement effectif déquipes des garde-frontières sur la base dun plan opérationnel et de laccord de subvention afférente occasionnera des coûts à la charge du budget de lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Les opérations futures menées dans le cadre de laccord sur le statut seront financées au moyen des ressources propres de lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.
La fiche financière jointe à la proposition de règlement relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, concernant les dépenses de lAgence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a évalué la coopération renforcée avec les pays tiers (y compris déventuelles opérations conjointes avec les pays voisins) à 6,090 millions dEUR par an en moyenne pour la période 2017-2020.