Budget rectificatif 5/2018: réserve liée au soutien à la Turquie; instrument de voisinage européen; aide humanitaire; initiative WiFi4EU
Le Parlement européen a adopté par 544 voix pour, 28 contre et 74 abstentions, une résolution relative à la position du Conseil sur le projet de budget rectificatif n° 5/2018 de lUnion européenne pour l'exercice 2018, section III - Commission: Annulation de la réserve liée à laide en faveur de la Turquie provenant de linstrument daide de préadhésion (IAP II), renforcement de linstrument européen de voisinage (IEV) et de laide humanitaire pour d'autres mesures urgentes, et modification du tableau des effectifs de lAgence exécutive pour linnovation et les réseaux (INEA) dans le cadre de l'initiative WiFi4EU.
Les députés ont pris acte du projet de budget rectificatif nº 5/2018 présenté par la Commission, lequel porte sur :
- lannulation des réserves de 70 millions EUR en crédits d'engagement et de 35 millions EUR en crédits de paiement liées à laide en faveur de la Turquie provenant de l'instrument daide de préadhésion (IAP II),
- le renforcement de lInstrument européen de voisinage (IEV) en crédits dengagement (70 millions EUR) et de laide humanitaire en crédits de paiement (35 millions EUR), et
- le renforcement du tableau des effectifs de lAgence exécutive pour linnovation et les réseaux (INEA) dans le contexte de linitiative WiFi4EU.
Le Parlement européen a approuvé la position du Conseil sur le projet de budget rectificatif n° 5/2018. Il a exprimé sa préoccupation face à la détérioration persistante des droits et libertés fondamentaux et de létat de droit en Turquie et à la façon dont la Turquie continue de séloigner des valeurs européennes. Il a réaffirmé quaucune décision liée au financement de lIAP II en Turquie ne devrait être prise au détriment du soutien de lUnion à la société civile turque, quil faudrait accroître.
Enfin, les députés ont insisté sur la nécessité dappliquer des solutions réalistes le long de la route migratoire de la Méditerranée centrale, en coopération avec les autorités internationales, nationales ou régionales concernées, et dans le respect des normes internationales en matière de droits de l'homme pour ce qui est du traitement des migrants.