Demande de levée de l'immunité de Steeve Briois
Le Parlement européen a décidé de lever limmunité de Steeve Briois (ENF, FR).
Pour rappel, la demande de levée de limmunité parlementaire de Steeve Briois a été transmise en date du 21 février 2018 par la ministre de la justice de la République française dans le cadre dune information judiciaire ouverte au tribunal de grande instance de Nanterre à lencontre de Steeve Briois, à la suite dune plainte avec constitution de partie civile de lassociation «Maison des Potes - Maison de lÉgalité» pour provocation publique à la discrimination raciale ou religieuse.
La plainte porte sur des déclarations contenues dans une brochure intitulée «Petit guide pratique de lélu municipal Front national», publiée le 19 septembre 2013 et mise en ligne sur le site internet officiel de la fédération du Front national le 30 novembre 2013, dans laquelle les candidats FN élus conseillers municipaux lors des élections des 23 et 30 mars 2014 étaient incités à recommander, dès la première réunion du nouveau conseil municipal, de privilégier les Français («priorité nationale») dans laccès au logement social.
Steeve Briois était à lépoque secrétaire général du Front national. Il nétait pas député au Parlement européen lorsque linfraction alléguée a été commise, mais les documents sur lesquels porte la plainte étaient toujours libres daccès.
Le Parlement a considéré que les accusations portées nétaient pas liées à la fonction de député au Parlement européen de Steeve Briois mais se rapportaient à des activités dune nature nationale ou régionale. Il a par ailleurs estimé les actions en cause ne concernaient pas des opinions ou des votes émis par le député dans lexercice de ses fonctions au sens de larticle 8 du protocole nº 7 sur les privilèges et immunités de lUnion européenne.
De plus, selon le Parlement rien ne porte à soupçonner que lintention sous-jacente des poursuites judiciaires, engagées à la suite de la plainte déposée avant que Steeve Briois ne devienne député au Parlement européen, est dentraver le travail parlementaire du député (fumus persecutionis).