Évaluation de la manière dont le budget de l'Union est utilisé pour la réforme du secteur public
La commission du contrôle budgétaire a adopté un rapport dinitiative de Brian HAYES (PPE, IE) sur lévaluation de la manière dont le budget de lUnion est utilisé pour la réforme du secteur public.
Le rapport sappuie sur une étude de la DG IPOL publiée en août 2016 intitulée «Réforme du secteur public: comment le budget de lUnion européenne est utilisé pour lencourager». Il ressort de létude que, si le budget de lUnion a eu un impact positif sur les réformes de ladministration publique dans plusieurs États membres, il existe un fort potentiel pour une meilleure utilisation du budget de lUnion dans ce domaine.
Étant donné que les compétences relatives à ladministration publique sont réparties entre différents services de la Commission, les députés ont souhaité une meilleure coordination de lensemble des programmes dassistance technique, afin déviter les doublons et le manque defficacité des mesures, qui annihilent les efforts déployés par la Commission pour promouvoir la coordination des Fonds en vue de tirer parti des synergies. Ils ont invité le prochain président de la Commission à confier à un seul commissaire la responsabilité des questions relatives à lamélioration de ladministration publique et de la gouvernance.
Le rapport a souligné quune réforme du secteur public était essentielle pour aider les États membres à sadapter à lévolution de la situation, à accroître leur résilience afin de prévenir de futures crises, à développer ladministration en ligne et à améliorer la prestation de services dans lensemble de lUnion.
Entre autres recommandations, les députés ont suggéré :
- de prévoir que le financement des mesures de déploiement de ladministration en ligne soit également prévu dans le cadre des périodes de programmation à venir ;
- de mettre en uvre, au sein des États membres, des réformes destinées à appliquer concrètement le principe de bonne administration en vue daméliorer la capacité daccès aux financements des régions en retard sur ce plan ;
- de favoriser la mise en uvre de programmes visant à soutenir le développement de stratégies de ressources humaines, à travers, notamment, des échanges de bonnes pratiques entre États membres ;
- de favoriser la coordination, la complémentarité et la simplification afin déviter les chevauchements entre des programmes opérationnels spécifiques et dautres financements de lUnion ;
- de promouvoir, au sein des administrations publiques, des procédés innovants qui favorisent la connectivité, la transition numérique et la mise à disposition de services numériques de qualité pour les citoyens, les entreprises et les autorités publiques, tout en tenant compte en permanence de lévolution rapide des nouvelles technologies dans les domaines en question.
La Commission est invitée à :
- coopérer plus étroitement avec les États membres pour soutenir les régions en retard, en améliorant leurs capacités et leur gouvernance administrative;
- réintroduire un chapitre consacré à ladministration publique et à la gouvernance dans lexamen annuel de la croissance ;
- évaluer au préalable la capacité administrative des structures chargées de la mise en uvre des politiques de développement afin dencourager, pour les projets particulièrement stratégiques, le recours à des structures et à des agences nationales capables de définir les programmes et les actions individuelles ainsi que den accélérer la réalisation;
- élaborer, en coopération avec les États membres, un cadre dévaluation spécifique qui tienne compte des aspects quantitatifs et qualitatifs dune administration publique de qualité, et à renforcer ses propres capacités danalyse.
Les députés ont proposé de réserver du temps dans le calendrier parlementaire pour un dialogue structuré avec les parlements nationaux sur les questions liées à lamélioration de ladministration publique dans lUnion. Le suivi et lévaluation des Fonds structurels et dinvestissement européens (Fonds ESI) devrait également être amélioré en définissant des indicateurs spécifiques afin dévaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs et des priorités fixés par lUnion pour la réforme de ladministration publique.
Notant que le budget de lUnion prévoyait quelque 9 milliards deuros pour soutenir les États membres de lUnion dans la réforme de ladministration publique, les députés ont encouragé la Commission à associer ce soutien financier à un partage ciblé des connaissances, des expériences et des bonnes pratiques entre États membres.