Décharge 2016: Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)
OBJECTIF : octroi de la décharge à lAutorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour l'exercice 2016.
ACTE NON LÉGISLATIF : Décision (UE) 2018/1376 du Parlement européen concernant la décharge sur lexécution du budget de lAutorité européenne de sécurité des aliments pour lexercice 2016
CONTENU : le Parlement européen a décidé de donner décharge au directeur exécutif de lAutorité européenne de sécurité des aliments sur lexécution du budget de lAutorité pour lexercice 2016.
La décision est accompagnée dune résolution du Parlement européen contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur lexécution du budget général de lUnion européenne pour lexercice 2016.
Dans sa résolution, le Parlement a rappelé que selon létat de ses recettes et de ses dépenses, le budget définitif de lAutorité européenne de sécurité des aliments pour lexercice 2016 était de 79.492.944 EUR, ce qui représente une baisse de 1,10 %.
Gestion budgétaire et financière et personnel
Les efforts de suivi du budget au cours de lexercice 2016 se sont traduits par un taux dexécution budgétaire de 100 %, ce qui représente une hausse de 0,19 % par rapport à lexercice 2015. Le taux dexécution des crédits de paiement sélevait à 89,66 %, soit une baisse de 0,45 % par rapport à 2015.
Le Parlement a noté ce qui suit :
- les reports de 2016 sur 2017 sélèvent à 8.200.000 EUR. Ils sont essentiellement liés aux infrastructures et aux activités et nindiquent pas nécessairement des faiblesses dans la planification et dans lexécution du budget ;
- la réduction de 2 % des effectifs de lAutorité en 2016, soit sept postes, sest traduite par une augmentation des efforts de lAutorité pour mettre en place des procédures plus efficientes et plus efficaces. LAutorité est invitée à viser durgence un meilleur équilibre hommes-femmes au sein du personnel, notamment au niveau des postes haut placés;
- le déficit en ressources devrait se creuser du fait dune réduction supplémentaire du tableau des effectifs dune part, et de la poursuite attendue de laugmentation de la charge de travail en raison des nouvelles tâches liées à certaines activités principales comme les nouveaux aliments, les pesticides et la classification et la surveillance des organismes nuisibles aux végétaux, dautre part;
- aucun cas de harcèlement na été signalé, fait lobjet dune enquête ou été porté devant la justice en 2016.
Prévention et gestion des conflits dintérêts, transparence et démocratie
Le conseil dadministration de lAutorité a adopté une nouvelle politique dindépendance visant à garantir lindépendance de tous les professionnels qui prennent part à ses activités scientifiques. La nouvelle politique comprend une nouvelle définition de ce qui constitue un conflit dintérêts, un ensemble complet de règles concernant lincompatibilité des fonctions, ainsi quune obligation imposée aux experts de déclarer la part de leurs revenus annuels provenant dune organisation, dun organisme ou dune entreprise dont les activités relèvent des domaines daction de lAutorité.
Le Parlement estime que la politique dindépendance demeure trop restreinte étant donné quelle ne prend en considération que les intérêts relatifs aux questions relevant du mandat du groupe scientifique et non «tous les intérêts matériels liés aux entreprises dont les produits sont évalués par lAutorité ainsi quaux organisations financées par celles-ci» comme le Parlement lavait demandé.
Le Parlement constate quun groupe de députés a intenté une action contre lAutorité au motif que celle-ci a restreint laccès aux documents dans le dossier «glyphosate». Il attend de lAutorité quelle exécute pleinement la décision de la Cour de justice lorsquelle sera rendue. Dune manière générale, il est davis que lAutorité devrait continuer à accorder une attention particulière à lopinion publique et sengager à respecter les principes douverture et de transparence.
Le Parlement constate enfin que lAutorité est bien consciente des risques financiers liés à la décision du Royaume-Uni de sortir de lUnion, tels quune disponibilité budgétaire restreinte, des questions contractuelles concernant les contrats en cours et les nouveaux contrats ainsi que les paiements correspondants, et les allocations de chômage, ainsi que des risques opérationnels, tels que la possibilité pour les citoyens britanniques de faire partie du personnel ou des experts, laccès des entités du Royaume-Uni aux services, aux informations et aux données, lévolution du volume de travail et les droits daccès aux documents.