Poursuite des activités de mobilité à des fins d’éducation et de formation en cours au titre du programme Erasmus+ dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l’UE
Le Parlement européen a adopté par 651 voix pour, 9 contre et 10 abstentions, une résolution législative sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil fixant des dispositions visant à permettre la poursuite des activités de mobilité à des fins déducation et de formation en cours au titre du programme Erasmus+ dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dIrlande du Nord (le «Royaume-Uni») de lUnion européenne.
Le Parlement européen a arrêté sa position en première lecture suivant la procédure législative ordinaire sans modifier le texte de la proposition de la Commission.
La proposition fixe des mesures durgence pour le programme Erasmus + en cas de sortie sans accord du Royaume-Uni de lUnion européenne (à savoir si le Royaume-Uni quitte lUnion le 29 mars 2019 sans quun accord de retrait ne soit entré en vigueur). Elle vise à permettre aux personnes participant au programme Erasmus + de poursuivre leur programme déchange sans interruption, sans perdre de crédits et en continuant de bénéficier dun soutien financier.
Pour permettre la poursuite du financement des activités de mobilité en cours au moyen du budget de lUnion, la Commission et le Royaume-Uni devraient saccorder pour permettre la réalisation de contrôles et daudits de leurs activités respectives. Limpossibilité deffectuer les contrôles et les audits nécessaires serait considérée comme une insuffisance grave dans le système de gestion et de contrôle.
Le règlement devrait entrer en vigueur de toute urgence le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de lUnion européenne et sappliquer à compter du jour suivant celui où les traités cessent de sappliquer au Royaume-Uni, à moins quun accord de retrait conclu avec le Royaume-Uni ne soit entré en vigueur à cette date.
Le Parlement a introduit un amendement visant à préciser que, compte tenu de lurgence de la procédure, il est apparu approprié de prévoir une exception au délai de huit semaines dont disposent les parlements nationaux pour répondre aux propositions législatives, conformément à larticle 4 du protocole n° 1 du traité UE, du traité FUE et du traité Euratom.