Décharge 2017: Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer
Le Parlement européen a décidé de donner décharge au directeur exécutif de l'Agence ferroviaire de l'Union européenne sur l'exécution du budget de l'Agence pour l'exercice 2017 et d'approuver la clôture des comptes de l'exercice en question.
Constatant que la Cour des comptes a déclaré avoir obtenu une assurance raisonnable que les comptes annuels de l'agence pour l'exercice 2017 sont fiables et que les opérations sous-jacentes sont légales et régulières, le Parlement a adopté par 498 voix pour, 131 voix contre et 3 abstentions, une résolution contenant une série de recommandations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge et complètent les recommandations générales formulées dans le projet de résolution sur les performances, la gestion et le contrôle financiers des agences de l'UE :
Déclaration financière de lAgence
Les députés ont noté que le budget définitif de lAgence pour lexercice 2017 est de 30 732 000 EUR, soit une hausse de 11,57 % par rapport à 2016.
Gestion budgétaire et financière
Les efforts de suivi du budget au cours de lexercice 2017 se sont traduits par un taux dexécution budgétaire de 99,99 %, une hausse de 0,79 % par rapport à lexercice 2016. Le taux dexécution des crédits de paiement sest élevé à 87,30 %, soit une baisse de 4,27 % par rapport à 2016.
Le Parlement a noté que lAgence est désormais autorisée à exiger des droits pour certaines de ses nouvelles compétences. Un régime de tarification devant être pleinement opérationnel en 2019 a été institué pour la délivrance de certificats, dautorisations et dagréments. LAgence a également lobligation de mettre en uvre un nouveau système de ressources et des procédures internes en son sein pour garantir lidentification et le suivi des tâches réglementaires ou faisant lobjet de redevances. LAgence a été invitée à informer lautorité de décharge des résultats de la mise en uvre de ce nouveau système.
Lannulation de crédits reportés de 2016 sur 2017 sest élevée à 69 473 EUR, ce qui représente 3,40 % du montant total des reports, soit une baisse de 1,12 % par rapport à 2016.
Les députés ont également fait une série dobservations concernant la performance, les procédures de passation de marchés publics et la politique du personnel. En particulier, ils ont noté que :
- lAgence a joué un rôle apprécié dans le contexte du suivi de lélaboration, de la mise à lessai et de la mise en uvre du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) ainsi que de lévaluation des projets spécifiques de lERTMS ;
- l'Agence a atteint son objectif de 95 % en ce qui a trait à la production en temps opportun de rapports, de conseils et d'avis ;
- des progrès ont été accomplis dans le sens d'une coopération accrue avec l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) et l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) afin de développer une culture de sécurité commune ;
- au 31 décembre 2017, 92,09 % du tableau des effectifs étaient pourvus avec 128 agents temporaires engagés sur les 139 agents temporaires autorisés au titre du budget de lUnion (contre 135 postes autorisés en 2016);
- lAgence na toujours pas mis en place de règles en matière de dénonciation des dysfonctionnements, sachant que ces règles devaient avoir été adoptées dici à la fin de lannée 2018;
- à la fin de la période de transition (16 juin 2019), lAgence, qui navait quune fonction de préparation et de diffusion des politiques, sera appelée à être une autorité uvrant directement pour le secteur ferroviaire, tant en ce qui concerne les certifications en matière de sécurité que les autorisations de mise en service du matériel roulant ;
- les nombreux contacts avec les autorités françaises nont pas permis la signature de laccord de siège de lAgence. En 2017, le conseil dadministration a été incapable d'adopter à lunanimité les mesures d'exécution du régime linguistique de lAgence, ce qui a entraîné des coûts supplémentaires et des retards, notamment lors des recrutements ;
- lAgence continue à fonctionner sur deux sites. Les députés ont demandé à lAgence de relocaliser ses activités vers son siège et de ne mener ses activités que depuis ce site ;
- les nombreux échanges qui ont eu lieu avec le secteur ferroviaire britannique au regard de la décision du Royaume-Uni de se retirer de lUnion européenne et ses effets potentiels sur le personnel de lAgence ont permis de confirmer lintérêt des acteurs à rester dans le «système européen».