Cour des comptes: nomination d'un membre roumain
La commission du contrôle budgétaire a adopté le rapport dIndrek TARAND (Verts/ALE, EE) sur la nomination proposée de Viorel Ştefan comme membre de la Cour des comptes.
La commission du contrôle budgétaire a évalué les qualifications du candidat proposé, en particulier au regard des conditions énoncées à larticle 286, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de lUnion européenne, et a entendu le candidat du Conseil au poste de membre de la Cour des comptes.
La commission compétente a recommandé que le Parlement européen rende un avis défavorable sur la proposition du Conseil de nommer Viorel Ştefan comme membre roumain de la Cour des comptes de lUE.
Viorel Ştefan a été ministre des finances publiques en 2017 et exerce le mandat de vice-Premier ministre au sein du gouvernement roumain depuis 2018. Il est membre du Parti social-démocrate.
Dans ses réponses au questionnaire, le candidat a déclaré :
- comprendre pleinement la nécessité de respecter strictement le principe dindépendance et donc dêtre totalement indépendant dans lexercice de ses fonctions ;
- navoir (ni lui, ni ses proches) dintérêts dans des activités commerciales ou encore des engagements ou des actions au sein dentreprises qui pourraient être incompatibles avec ses futures responsabilités ;
- être disposé à communiquer tous ses intérêts financiers et autres engagements au président de la Cour des comptes, et à les rendre publics ;
- nêtre partie à aucune action en justice en cours ;
- avoir lintention de démissionner à la fois du Parlement roumain et de toutes ses fonctions et responsabilités du parti.
Viorel Ştefan a déclaré que « le rôle de la Cour des comptes européenne était crucial, non seulement pour promouvoir et soutenir la mise en uvre dune culture de bonne gestion financière, mais aussi par sa contribution à la pérennisation de cette culture dans toutes les institutions publiques ». En ce qui concerne les moyens concrets daméliorer la coopération entre la Cour des comptes et la commission CONT, il a considéré que le moyen dy parvenir était « dinstaurer un dialogue permanent et efficace dans lequel la Cour prend en considération les attentes des députés et y répond tout en respectant le principe dindépendance ».