Accord de partenariat dans le secteur de la pêche CE/Guinée-Bissau: mise en œuvre de l'accord 2019-2024. Protocole
La commission de la pêche a adopté le rapport de João FERREIRA (GUE/NGL, PT) contenant une proposition de résolution non législative sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion du protocole relatif à la mise en uvre de laccord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et la République de Guinée-Bissau (2019-2024).
Soulignant limportance de laccord de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) entre lUnion européenne et la Guinée-Bissau, les députés ont appelé la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour que le nouveau protocole relatif à la mise en uvre de cet accord soit plus ambitieux que les précédents, afin de garantir que cet APPD :
- permette dobtenir un niveau de développement globalement satisfaisant du secteur local de la pêche, et
- soit cohérent avec les objectifs cités à lobjectif de développement durable des Nations unies (ODD) 14 pour conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.
Soutenant la nécessité de réaliser des progrès significatifs dans le développement du secteur de la pêche de la Guinée-Bissau, notamment au niveau des industries et des activités connexes, les députés ont demandé à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris un éventuel renforcement du volet «appui sectoriel» de laccord de manière que celui-ci contribue à la pleine mise en uvre de la stratégie nationale pour la pêche et pour léconomie bleue en poursuivant les objectifs suivants:
- renforcer les capacités institutionnelles, notamment les stratégies régionales et globales de la gouvernance de la pêche;
- soutenir le renforcement des aires marines protégées;
- construire des infrastructures adaptées à la pêche, telles que des ports (industriels et artisanaux), des sites de débarquement, des infrastructures de stockage et de transformation du poisson, des marchés, des structures de distribution et de commercialisation, ou des laboratoires danalyse de la qualité;
- participer au bon état écologique du milieu marin, notamment en soutenant des opérations de collecte de déchets et dengins de pêche par les acteurs locaux;
- soutenir la pêche artisanale, renforcer les capacités des opérateurs locaux dans le secteur de la pêche en soutenant les organisations de pêcheurs, former des professionnels de la pêche et valoriser le rôle des femmes et des jeunes dans la pêche.
Les députés estiment que le Fonds européen de développement (FED) et lappui sectoriel prévu dans lAPPD UE-Guinée-Bissau devraient se compléter et être pleinement coordonnés. Ils invitent la Commission et les autorités de la Guinée-Bissau à renforcer leur coopération afin de fixer les conditions dexportation des produits de la pêche de la Guinée-Bissau à destination de lUnion, notamment en ce qui concerne le contrôle des conditions sanitaires requises et la certification du laboratoire danalyses (CIPA).
Le rapport insiste également sur la nécessité daméliorer :
- la contribution de lAPPD à la création locale demplois directs et indirects;
- la quantité et la qualité des données relatives à toutes les captures (espèces cibles et prises accessoires), à létat de conservation des ressources halieutiques dans la zone de pêche bissau-guinéenne et, dune manière générale, à limpact de lAPPD sur les écosystèmes;
- la gouvernance, le contrôle et la surveillance de la zone de pêche bissau-guinéenne et de lutter contre la pêche INN, notamment en renforçant la surveillance des navires (grâce au système VMS), en vue daméliorer la durabilité des activités de pêche.
Le rapport demande linclusion de dispositions en matière de transparence, comprenant notamment la publication de tous les accords conclus avec des États ou des entités privées octroyant aux navires étrangers laccès à la ZEE de Guinée-Bissau. Il rappelle également que les débarquements de poissons dans les ports de Guinée-Bissau devraient contribuer aux activités de transformation locales et à la sécurité alimentaire, sur le plan tant des espèces que de la qualité.