Politique de cohésion et stratégies régionales en matière d’environnement dans la lutte contre le changement climatique
La commission du développement régional a adopté un rapport dinitiative de Tonino PICULA (S&D, HR) sur la politique de cohésion et les stratégies régionales en matière denvironnement dans la lutte contre le changement climatique.
Politique de cohésion et lutte contre le changement climatique
Les députés ont rappelé que les disparités économiques, sociales et territoriales auxquelles la politique de cohésion a pour objectif principal de sattaquer peuvent également être affectées par le changement climatique et ses conséquences à long terme, et que les mesures de politique climatique de lUE devraient également soutenir les objectifs de la politique de cohésion de lUE.
Tout en se félicitant de la proposition de la Commission relative à la loi européenne sur le climat qui inscrit lobjectif de neutralité climatique pour 2050, le rapport a souligné limportance de lutter contre le changement climatique conformément aux engagements pris par lUnion dans le cadre du pacte vert pour lEurope en tenant compte des aspects sociaux, économiques et territoriaux afin dassurer une transition juste pour tous les territoires et leurs populations. Tous les investissements devraient respecter le principe horizontal «ne pas nuire», inclus dans le règlement sur la taxonomie.
Le rapport a plaidé pour une plus grande cohérence et coordination entre la politique de cohésion et les autres politiques de lUE afin daméliorer lintégration des politiques des aspects climatiques, de concevoir des politiques plus efficaces, de fournir des financements ciblés de lUE et, par conséquent, daméliorer la mise en uvre des politiques climatiques sur le terrain.
Le rôle clé des autorités locales et régionales
Les députés ont appelé toutes les autorités locales et régionales à adopter des stratégies climatiques locales et régionales traduisant les objectifs au niveau de lUE en objectifs locaux concrets. Ils ont souligné la nécessité dintensifier le dialogue à plusieurs niveaux entre les autorités nationales, régionales et locales sur la planification et la mise en uvre des mesures nationales sur le climat, laccès direct au financement des collectivités locales et le suivi de lévolution des mesures adoptées.
Les autorités locales et régionales sont des acteurs clés de la mise en uvre de la politique de cohésion dans la mesure où elles sont responsables dun tiers des dépenses publiques et des deux tiers des investissements publics. Les députés ont donc appelé créer des mécanismes tels que le «la Convention des maires pour le climat et lénergie», visant à réunir les autorités locales et régionales chargées de mettre en uvre les objectifs climatiques et énergétiques de lUE.
Croissance durable et emplois verts
Les députés ont plaidé pour une cohésion économique assortie dune croissance durable et demplois verts et bleus, respectant les besoins des différents secteurs. Dans ce contexte, les États membres devraient donner la priorité à la lutte contre le changement climatique ainsi quà la lutte pour un développement inclusif et durable et à la justice sociale et à la lutte contre la pauvreté, la pauvreté énergétique et les politiques qui pèsent sur les groupes vulnérables et marginalisés.
Les stratégies régionales en matière denvironnement devraient également soutenir la production dénergie renouvelable et lefficacité des ressources dans les secteurs agricole, alimentaire et forestier tout en tenant compte de la compétitivité de ces secteurs.
Les députés ont insisté pour que les États membres incluent lapproche «villages intelligents» dans leurs programmes de mise en uvre de la politique de cohésion de lUE aux niveaux national et régional, ainsi que dans leurs plans stratégiques nationaux de la PAC. En outre, les critères environnementaux et sociaux devraient être pris en considération comme critères économiques dans le calcul de léligibilité des projets portant sur le patrimoine culturel et naturel.
Tenir compte des spécificités de toutes les régions
Les députés ont réaffirmé que les spécificités de toutes les régions, telles que définies à larticle 174 du traité FUE, devraient être pleinement prises en considération dans le processus de transition afin quaucune région ne soit laissée pour compte, en se concentrant en particulier sur les zones rurales, les zones touchées par la transition industrielle et les régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents.
Le rapport a demandé que les ressources financières nécessaires soient allouées aux régions ultrapériphériques afin quelles puissent parvenir à une transition écologique et sadapter aux effets du changement climatique dont elles souffrent particulièrement.