Numérisation de la communication d’informations, du suivi et de l’audit au niveau européen
La commission du contrôle budgétaire a adopté un rapport dinitiative législative de Maria GRAPINI (S&D, RO) contenant des recommandations à la Commission sur la numérisation de la communication dinformations, du suivi et de laudit au niveau européen.
Il est essentiel de garantir la confiance à légard de la gestion financière des fonds de lUnion pour assurer la confiance globale à légard des institutions de lUnion et, partant, la crédibilité du projet de poursuite de lintégration européenne.
Les députés estiment que la façon la plus efficace de renforcer la protection du budget de lUnion et de linstrument de lUnion européenne pour la relance contre les fraudes et les irrégularités est de créer un système intégré, interopérable et harmonisé de collecte, de suivi et danalyse des informations relatives aux bénéficiaires finaux dans tous les États membres. Ce système devrait garantir lefficacité des contrôles en matière de conflits dintérêts, dirrégularités, de questions de double financement et de toute utilisation abusive des fonds. Il pourrait également être le meilleur instrument pour lutter contre la désinformation dans tous les États membres.
Par conséquent, la commission du contrôle budgétaire demande à la Commission européenne, notamment dans le cadre de la révision prochaine du règlement financier, de présenter, avant la fin de lannée 2021, les propositions législatives nécessaires à la modification du règlement financier en vue de garantir lutilisation densembles de données normalisés ainsi que la possibilité didentifier les bénéficiaires finaux des fonds.
En vertu de la proposition demandée par les députés, la Commission devrait mettre à disposition un système électronique dinformation et de suivi intégré et interopérable, comprenant un outil unique dexploration de données et de calcul du risque, pour accéder aux données relatives aux bénéficiaires finaux des fonds de lUnion, les stocker, les regrouper et les analyser en vue dune application généralisée et obligatoire par les États membres.
La Commission, lOffice européen de lutte antifraude (OLAF) et dautres organes denquête et de contrôle de lUnion devraient disposer de laccès nécessaire à ces données afin dexercer leur fonction de surveillance à légard des contrôles et audits que les États membres doivent en premier lieu effectuer, pour détecter les irrégularités et mener des enquêtes administratives sur les utilisations abusives du financement de lUnion concerné, et afin dobtenir un aperçu précis de leur répartition.
Le rapport souligne que ce système devrait :
- se fonder dans toute la mesure du possible sur des principes open-source et utiliser des ensembles de données et mesures standardisés visant à collecter, comparer et regrouper les informations et les chiffres concernant les destinataires et les bénéficiaires directs et finaux de fonds de lUnion à des fins de contrôle, daudit et de décharge;
- être mis au point en vue de garantir le respect intégral des principes de transparence énoncés au règlement financier;
- être accessible aux journalistes, aux représentants de la société civile et au grand public afin de faciliter la recherche sur l'utilisation des fonds publics et éventuellement de découvrir des fraudes, tout en respectant les règles du Règlement général sur la protection des données.
Les députés demandent que ce système soit développé d'ici deux ans et quil soit disponible gratuitement et obligatoire pour les autorités des États membres chargées de la communication dinformations.
Les incidences financières de la proposition demandée devraient être couvertes par le budget de lUnion.