Accord international sur le sucre, 1992 : amendement
OBJECTIF : approuver la conclusion des amendements à laccord international de 1992 sur le sucre.
ACTE PROPOSÉ : Décision du Conseil.
RÔLE DU PARLEMENT EUROPÉEN : le Conseil ne peut adopter lacte que si le Parlement européen a approuvé celui-ci.
CONTEXTE : lUnion est partie à laccord international de 1992 sur le sucre, qui a été conclu par lUnion en vertu de la décision 92/580/CEE du Conseil, et membre de lOrganisation internationale du sucre (l«OIS»).
Sur la base de lautorisation donnée par les décisions (UE) 2017/2242 6 et (UE) 2019/2136 du Conseil, la Commission, au nom de lUnion, a négocié avec dautres membres de lOIS en vue damender laccord, sous la direction de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.
Les négociations portant sur les amendements à laccord sont terminées et la formulation a été approuvée par le Conseil international du sucre lors de sa 57e session de novembre 2020 et de sa 58e session de juin 2021.
Lors de sa 59e session, qui sest tenue le 26 novembre 2021, le Conseil international du sucre a voté à lunanimité en faveur de la recommandation adressée aux membres de lOIS visant à amender laccord conformément aux résultats des négociations.
CONTENU : la Commission propose que le Conseil décide dapprouver, au nom de lUnion, les amendements à laccord international de 1992 sur le sucre.
Les objectifs de laccord international de 1992 sur le sucre sont:
- daccroître la coopération internationale concernant les questions qui ont directement ou indirectement trait au sucre et aux édulcorants dans le monde, y compris la production de bioénergie et de carburant à léthanol à partir de cultures sucrières;
- de fournir un cadre pour les consultations intergouvernementales sur les marchés du sucre et des édulcorants, ainsi que sur les marchés des sous-produits de lindustrie du sucre et du carburant à léthanol produit à partir de cultures sucrières;
- de faciliter le commerce du sucre par la collecte et la diffusion de renseignements sur le marché mondial du sucre et sur dautres édulcorants, ainsi que sur la bioénergie et sur le carburant à léthanol produit à partir de cultures sucrières;
- dencourager laugmentation de la demande de sucre et de cultures sucrières, en particulier pour des utilisations non alimentaires.
Lamendement concerne le budget administratif et les contributions des membres, lélargissement des objectifs, études, évaluations et activités de recherche, permettant linclusion dautres produits liés au sucre et les règles relatives à la nomination du directeur exécutif.
En particulier, larticle 25 (Adoption du budget administratif et contributions des membres) comporte une méthode de calcul révisée et un mécanisme dajustement plus efficace afin de normaliser la part de lUnion dans les coûts budgétaires et les responsabilités au sein de lOIS.
Le directeur exécutif sera nommé par un vote spécial pour une période de quatre ans. Il pourra être reconduit par un vote spécial pour une seconde période de quatre ans. Le directeur exécutif ne peut être nommé pour plus de deux mandats.
INCIDENCE BUDGÉTAIRE : la proposition peut avoir des conséquences financières à partir de 2024, mais celles-ci ne peuvent pas être quantifiées à lheure actuelle. La part de lUnion dans la contribution financière variera en fonction du nombre final de voix attribuées à lUE à la suite de laccord de modification.
Avec lapprobation de lamendement de larticle 25 de laccord, le calcul de la répartition des voix sera plus en phase avec la situation actuelle du marché mondial du sucre. Une période de transition de dix ans au maximum est prévue, au cours de laquelle la variation annuelle du nombre de voix est limitée à 15% au cours des cinq premières années et à 20% pour le reste de la période de transition. La modification de la méthode de calcul diminuera le nombre de voix attribuées à lUnion aux fins du budget, ce qui, par voie de conséquence, réduira la contribution de cette dernière à lOIS.