Résolution sur la répression croissante et systématique contre les femmes en Iran
Le Parlement européen a adopté par 562 voix pour, 2 contre et 30 abstentions, une résolution sur la répression croissante et systématique des femmes en Iran.
Le texte adopté en plénière a été déposé par les groupes PPE, S&D, ECR, Renew, Verts/ALE et les députés.
Les députés ont fermement condamné la répression croissante et systématique des femmes en Iran et ont déploré le fait que les autorités aient arrêté Ahoo Daryaei, qui avait retiré ses vêtements en signe de protestation, la qualifiant d'«inapte mentale», et l'aient internée dans un établissement psychiatrique. Ils estiment que la répression des femmes politiquement provocatrices par l'internement psychiatrique est un acte de torture.
Le Parlement a demandé aux autorités iraniennes d'abroger toute législation discriminatoire à l'égard des femmes et des filles et d'abolir d'urgence la «police des murs» et tous les autres organismes répressifs. Il a également demandé la libération immédiate et inconditionnelle de tous les défenseurs des droits des femmes et des victimes de détention arbitraire et a condamné la persécution des minorités ethniques et religieuses en Iran.
Le Conseil est invité à désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique comme une organisation terroriste.
Enfin, le gouvernement iranien est invité à accorder un accès illimité à la mission d'enquête des Nations unies et au rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran.