Résolution sur le cas d’Ahmadreza Jalali en Iran
Le Parlement européen a adopté par 486 voix pour, 8 contre et 29 abstentions, une résolution sur le cas dAhmadreza Jalali en Iran.
Le texte adopté en plénière avait été déposé en tant que résolution commune par les groupes PPE, S&D, ECR, Renew, Verts/ALE, député.
Le Parlement a demandé à lIran de libérer immédiatement Ahmadreza Djalali ainsi que tous les prisonniers politiques actuellement détenus. Ahmadreza Djalali, ressortissant suédo-iranien spécialiste en médecine durgence et professeur à la Vrije Universiteit Brussel (Belgique) et à lUniversità del Piemonte Orientale (Italie), a été arrêté le 24 avril 2016 par les forces de sécurité iraniennes. Il a été condamné à mort pour de faux motifs despionnage en octobre 2017 à la suite dun procès manifestement inéquitable fondé sur des aveux extorqués sous la torture. La Cour suprême iranienne a confirmé cette peine le 17 juin 2018.
Les députés ont condamné fermement le simulacre de procès dAhmadreza Djalali et le traitement brutal que lui ont réservé les autorités iraniennes. Ils ont demandé à lIran de donner à Ahmadreza Djalali, dont la santé se dégrade, un accès immédiat et sans restriction aux soins médicaux spécialisés, et de lui permettre de bénéficier dune représentation et dune défense en justice.
Le Parlement a demandé à lIran de déclarer un moratoire sur les exécutions et dabolir la peine de mort, rappelant que des centaines de personnes ont déjà été exécutées en 2025 et quau moins 972 lont été en 2024, ce qui représente une hausse de 14% par rapport à 2023.
Il est demandé à la Suède ainsi quaux autres États membres concernés et au Service européen pour laction extérieure dintensifier leurs efforts diplomatiques et dadopter des mesures ciblées en réponse au maintien en détention, par lIran, de ressortissants de lUnion européenne, notamment Cécile Kohler, Jacques Paris et dautres personnes, dans le cadre de sa diplomatie des otages et en violation du droit international.
Le Parlement a demandé une nouvelle fois au Conseil dajouter le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes et détendre les sanctions de lUnion à toutes les personnes qui prennent en otage des ressortissants de lUnion européenne et commettent dautres violations des droits de lhomme.
Les députés ont exigé que lIran accorde un accès complet aux mécanismes des Nations unies en matière de droits de lhomme et demandé le plein soutien de lUnion européenne et un soutien renforcé en faveur des organisations de la société civile.
Les relations entre lUnion européenne et lIran doivent reposer sur des progrès tangibles en ce qui concerne la démocratie, létat de droit, les droits de lhomme et la libération de tous les prisonniers politiques.