Internet : plan d'action pluriannuel pour une utilisation plus sûre

1997/0337(COD)
La position commune du Conseil retient, en totalité ou partiellement, 10 des 25 amendements adoptés par le Parlement européen et suit largement la proposition de la Commission. Le Conseil a cependant estimé que le contenu de la proposition visait pour l'essentiel à assurer une information adéquate des consommateurs sur Internet plutôt qu'à promouvoir le développement de l'industrie d'Internet, ce dernier lui apparaissant secondaire. Dans ces conditions, le Conseil a considéré d'une part que l'art. 130 (3) du traité CE, proposé par la Commission, ne constituait pas la base juridique correcte pour cette proposition et d'autre part que l'art. 129 A (2), était la base juridique appropriée, ce qui impliquait le recours à la codécision. Dans ce contexte, le titre de la décision a été précisé en indiquant que le plan d'action vise à promouvoir une utilisation plus sûre d'Internet par la lutte contre les messages à contenu illicite et préjudiciable diffusés sur les réseaux mondiaux. Compte tenu de la nouvelle base juridique, le Conseil a inscrit dans la décision une disposition financière précisant que l'enveloppe financière pour l'exécution du plan d'action s'établit à 25 millions d'écus, pour la période allant du 01/01/1998 au 31/12/2001. Par ailleurs, une référence explicite à la ventilation indicative des dépenses de l'annexe II été ajoutée. La position commune précise également que les actions du plan communautaire sont destinées à appuyer et à promouvoir des mesures à prendre par les Etats membres. Les cas d'intervention du comité, chargé d'assister la Commission, ont été précisés et de nouvelles tâches ont été prévues: ainsi, le comité intervient également pour l'évaluation des projets et du montant estimé de la contribution communautaire lorsque celui-ci est supérieur ou égal à 300 000 écus. Le Conseil a opté pour un comité fonctionnant selon une procédure de type III A. S'agissant de la participation des pays tiers, la position commune distingue nettement les différentes catégories de pays concernés, à savoir les pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, les pays associés d'Europe centrale et orientale, Chypre, et les pays tiers. Enfin, le Conseil a renforcé la ligne d'action "créer un environnement sûr" en portant à 26-30% (au lieu de 14-18%) la part indicative des dépenses à consacrer à cette ligne en réduisant de manière correspondante les trois autres lignes. La ventilation indicative des dépenses est donc la suivante: - créer un environnement plus sûr: 26-30% - développer les systèmes de filtrage et de classement: 32-38% - encourager les actions de sensibilisation: 30-36% - actions de soutien: 3-5%.�