Mobilisation du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation: demande EGF/2025/004 BE/Tupperware - Belgique
Le Parlement européen a adopté par 562 voix pour, 53 contre et 19 abstentions, une résolution sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil sur la mobilisation du Fonds européen dajustement à la mondialisation (FEM) pour les travailleurs déplacés suite à une demande de la Belgique EGF/2025/004 BE/Tupperware.
Le Parlement a approuvé la proposition de décision visant à mobiliser le FEM pour une contribution financière de 1.622.650 EUR en crédits dengagement et de paiement dans le cadre du budget général de lUnion établi pour lexercice 2026 en faveur des travailleurs licenciés chez Tupperware General Services NV en Belgique.
Cette contribution représente 85% du coût total de 1.909.000 EUR, comprenant des dépenses pour des services personnalisés de 1.843.500 EUR et des dépenses pour des activités préparatoires, de gestion, d'information et de publicité, de contrôle et détablissement de rapports, à concurrence de 65.500 EUR.
Événements ayant conduit aux licenciements
La Belgique a présenté une demande en vue dobtenir une contribution financière du Fonds européen dajustement à la mondialisation (FEM) à la suite de 267 licenciements survenus au sein de Tupperware General Services NV (Tupperware) dans le secteur économique classé sous la division 22 de la NACE Révision 2 (Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique) dans la province de Flandre-Orientale, au cours d'une période de référence allant du 17 février 2025 au 17 juin 2025.
Le Parlement a déploré que la société mère américaine Tupperware Brands ait été reprise par ses créanciers en octobre 2024 et que, suite à une restructuration importante, les autorisations de fabrication et les licences accordées à Tupperware General Services NV aient été révoquées, rendant la filiale belge financièrement non viable et conduisant à sa faillite le 17 février 2025. L'initiative d'un groupe d'entrepreneurs européens visant à relancer la marque en Allemagne, en France, en Belgique, en Italie et en Pologne a été saluée.
Bénéficiaires
La demande concerne 267 bénéficiaires ciblés ayant perdu leur emploi chez Tupperware. L'usine Tupperware était située à Alost, en Flandre-Orientale, où le risque de chômage est plus de deux fois supérieur pour les personnes peu qualifiées. Un tiers des travailleurs licenciés n'ont pas dépassé le niveau du premier cycle du secondaire. Les signataires ont appelé les autorités belges à fournir un soutien spécifique adapté à ces profils afin d'aider ces travailleurs à surmonter leurs difficultés et à retrouver un emploi, tout en prenant des mesures pour réduire les faillites et lutter contre les inégalités sociales à l'origine de l'exclusion du marché du travail.
Services personnalisés
Les députés se sont félicités que les services personnalisés proposés aux travailleurs comprennent les mesures suivantes: i) séances dinformation en vue de la réinsertion professionnelle, ii) services de reclassement externe, y compris la formation aux TIC, iii) aide à la recherche dun emploi grâce à des conseils et à laide renforcée à la recherche demploi, à la formation et au recyclage, à la bourse de lemploi, à la recherche demploi et à la mise en adéquation de loffre et de la demande demploi. Les députés ont souligné limportance de promouvoir des emplois de qualité et davenir afin de garantir une résilience économique et sociale durable et ont invité la Belgique à engager un dialogue avec les nouveaux représentants européens de Tupperware afin détudier les possibilités de réintégration des travailleurs déplacés dans leurs activités économiques.
La résolution note que la Belgique a commencé à fournir des services personnalisés aux bénéficiaires ciblés le 17 février 2025 et que la période déligibilité à une contribution financière du FEM sétendra donc de cette date jusquà 24 mois après la date dentrée en vigueur de la décision de financement. Elle a également souligné que les autorités belges ont assuré que les principes dégalité de traitement et de non-discrimination seront respectés dans laccès aux actions proposées et leur mise en uvre, et que tout double financement sera évité.
Les autorités belges sont tenues de déclarer l'origine des fonds de l'Union et d'en assurer la transparence, ainsi que de mettre en évidence la valeur ajoutée de l'intervention de l'Union.
Enfin, le Parlement a réaffirmé que laide du FEM ne doit pas se substituer aux actions qui relèvent de la responsabilité des entreprises, en vertu du droit national ou des conventions collectives.