Réserve de stabilité du marché pour les secteurs du bâtiment, du transport routier et d’autres secteurs
Le Parlement européen a adopté par 467 voix pour, 158 contre et 41 abstentions, une résolution législative sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil modifiant la décision (UE) 2015/1814 en ce qui concerne la réserve de stabilité du marché pour les secteurs du bâtiment, du transport routier et dautres secteurs.
Pour rappel, lobjectif de la décision proposée est de renforcer la réserve de stabilité du marché pour le système déchange de quotas démission pour les bâtiments, le transport routier et dautres secteurs, notamment grâce à lamélioration de la réactivité de ce système et à laccroissement de la stabilité du marché.
Le Parlement européen a arrêté sa position en première lecture en modifiant la proposition de la Commission comme suit:
Mesures complémentaires
Le texte amendé souligne que la réalisation des objectifs climatiques de lUE nécessite dimportants investissements publics et privés dans la transition énergétique et climatique, notamment dans les bâtiments et le transport routier.
Le Parlement demande que le système déchange de quotas démission (SEQE2) soit accompagné de mesures nationales complémentaires, afin de permettre aux ménages et aux usagers des transports dadopter plus facilement des solutions de chauffage et de mobilité propres.
Les États membres devraient consacrer les recettes des enchères provenant de léchange de quotas démission pour les bâtiments, le transport routier et dautres secteurs pour financer des actions climatiques et énergétiques en donnant la priorité aux activités susceptibles de contribuer à traiter les aspects sociaux du SEQE2, ou à des mesures qui répondent spécifiquement aux préoccupations associées à ces secteurs, y compris à la contribution nationale aux coûts totaux estimés du plan social pour le climat.
Réexamen
Lors du réexamen du nouveau SEQE pour les bâtiments et le transport routier, la Commission devra évaluer les mécanismes de stabilité des prix et la réserve de stabilité du marché, afin de garantir à la fois lintégrité environnementale et léquité sociale.
Le réexamen devra notamment porter sur le fonctionnement du dispositif relatif aux prix excessifs qui vise à donner aux citoyens une plus grande certitude quant à un coût du carbone ne dépassant pas un certain niveau, au cours des premières années de ce nouveau système déchange de quotas démission, ainsi que sur le point de savoir sil y a lieu de maintenir ce dispositif après 2029.