Santé publique: prévention du Sida et d'autres maladies transmissibles, programme d'action communautaire 1996-2000
1994/0222(COD)
Le rapporteur MAMERE(ARE,F) craint qu'on surcharge le programme anti-AIDS
95-99 (bénéficiant de 50 mécus)en l'etendant à d'autres maladies
transmissibles. Il est contraire à toute forme de discrimination à
l'encontre de séropositifs ou des malades. Il déplore que l'infection par
tansfusion de sang ne figure pas dans la proposition de la Commission. Il
estime indispensable aussi de faire adopter des règles strictes pour la
sélection des donneurs et pour les transfusions.Il est favorable à
l'ouverture du programme à la participation des ONG et notamment des
associations de malades. Il estime nécessaire d'établir au niveau
communautaire un système d'alerte et d'information rapide pour les autorités
publiques,médicales et scientifiques, et par le biais d'un réseau
informatique établi par des épidémiologistes.
Le commissaire FLYNN a déclaré:
- que sur les 66 amendements, 36 sont acceptables,totallement ou
partiellement;
- que ne sont pas acceptables:
a) les amendements1,17,21,22,29,30,45,49,51,52,55,et 63, parmi lesquels
ceux prévoyant un niveau maximal de sureté pour les produits du sang(45 et
63),car ils devraient être prévus par d'autres programmes communautaires;
b) les amendements 34,36,44 (sur le test médical de depistage laissé au
libre choix du patient) ,62 et 66, ce dernier des Verts, afin d'obtenir
l'abolition de la loi russe sur le test de depistage SIDA pour tous les
sejours dépassant les trois mois, car ils sortent du champ d'application du
programme;
c) les amendements 5,12,20,26,36,46-48,53,57 et 59, surtout en matière de
coopération et coordination avec les autorités nationales, car ils
restreindraient la portée de la proposition initiale.
A la lumière de ces déclarations faites avant le début du débat, le
rapporteur MAMERE a ajouté que le recours à la conciliation serait
probable, notamment si les amendements concernant d'une part,la
transparence et l'utilisation des préservatifs et d'autre part la lutte
contre la discrimination, ne sont pas retenus par la Commission.