Transport de marchandises dangereuses par chemin de fer
1994/0284(SYN)
Le rapporteur, M.Cornelissen (PPE,NL), a souligné qu'il fallait des mesures
strictes pour encadrer le transport des marchandises dangereuses par chemin
de fer et notamment dans les zones urbaines. Tout en marquant son accord
avec la position commune du Conseil, il a également insisté sur la
possibilité de laisser une marge de manoeuvre aux Etats membres en ce qui
concerne les transports locaux. De même, il souhaite qu'en cas d'accident
les autorités soient pleinement informées de la nature du produit
transporté. Enfin il a demandé au commissaire de préciser la définition "du
tunnel ayant les mêmes caractéristiques que le tunnel sous la Manche". En
rappelant que cette proposition a pour objectif de lever les obstacles à la
libre circulation entre les Etats membres, le commissaire Kinnock a reconnu
que l'harmonisation ne peut se faire du jour au lendemain. C'est pourquoi la
Commission a prévu un maximum de souplesse dans la proposition et le
Conseil, à son tour, l'a encore augmentée. Quant à la pléthore de
bureaucratie que l'amendement 1 comporte, le commissaire n'y est pas
favorable puisque, dans la mesure où les marchandises très dangereuses, par
exemple, les substances radioactives, sont déjà soumises à la notification,
elle n'apporte aucune utilité sur le plan de la sécurité. Quant à
l'amendement 2, il est tout à fait superflu, vu que son contenu figure déjà
dans la position commune. Le commissaire a ensuite reconnu que le compromis
politique atteint au sein du Conseil, en ce qui concerne le tunnel sous la
Manche, comporte l'application de normes plus strictes justifiées sur le
plan de la sécurité en raison des caractéristiques spécifiques du Tunnel
sous la Manche et de celui d'Oresund. M.Kinnock a enfin souligné que la
position commune lui semblait un compromis équilibré.