Avocats: exercice permanent de la profession
1994/0299(COD)
Le rapporteur, Mme Fontaine (PPE,F), a rappelé que la finalité de la
directive visant à faciliter la liberté d'établissement des avocats a pour
objectif de pallier les insuffisances de la directive générale votée en
1989, puisque pendant les 4 années d'application de cette dernière on a
enregistré seulement une ouverture rémarquable à la libre activité des
avocats non nationaux seulement au Luxembourg. Mme Fontaine à mentionné les
deux citères à la base de la directive modifiée: l'écoute attentive de la
profession, le respect de l'esprit et de la lettre du Traité éclairé par la
jurisprudence récente de l'arrêt Gebhard. Parmi les mesures prévues par la
proposition, le rapporteur a indiqué la suppression du test d'aptitude pour
intégrer un barreau d'accueil et la possibilité pour les avocats non
nationaux d'exercer sans limite de temps sous leur titre d'origine,
subordonné au respect des mêmes règles professionnelles et déontologiques du
barreau d'accueil. Mme Fontaine a enfin constaté que la liberté nouvelle
offerte à la profession des avocats par la directive en question est
indispensable pour opposer les cabinets européens aux grands cabinets
extracommunautaires. Le commissaire Monti a souligné que la Commission peut
accepter les principaux amendements, notamment les n.10 sur la suppression
des 5 ans d'expérience avant d'exercer sous le titre d'origine et 24 sur le
test d'aptitude. Il n'y a que des amendements secondaires qui soulèvent des
questions de principe: les n.7,9(exclusion des avocats qui sont
fonctionnaires ministériels),12 et 21(obligation pour le pays d'accueil
d'exonérer de l'inscription à la sécurité sociale). Quant aux 8 amendements
supplémentaires, Monti a dit qu'il ne pouvait pas les accepter s'ils
n'étaient pas compatibles avec ceux présentés par la commission juridique:
c'est le cas des amendements de 29 à 33. En conclusion, le commissaire a
cité des exemples de règles professionnelles à respecter: l'interdiction
dans certains Etats membres d'avoir deux cabinets dans leur
territoire,l'interdiction de certaines activités nuisibles à l'indépendance
des avocats et le secret professionnel; il a enfin souligné les liaisons
entre l'uniformisation des marchés et la directive en question.