Accès au marché de l'assistance en escale dans les aéroports de la Communauté
1994/0325(SYN)
Le rapporteur a estimé que le projet de directive sur ce thème était
lacunaire. D'une part, il ne fait pas de distinction entre aéroports publics
et privés, d'autre part, il ne prend pas en compte les conséquences sociales
de la libéralisation du trafic aérien. M.SEAL ne souhaite pas parvenir à une
déréglementation complète, qui impliquerait, comme au Royaume Uni, une
détérioration du service. Il se déclare plutôt en faveur d'un système de
concurrence maîtrisée, qui permette également de préserver les emplois. Il
propose aussi qu'un comité des usagers soit crée et associé à la prise de
décision dans les aéroports. En ce qui concerne le champ d'application de la
directive, M.SEAL a indiqué les aéroports d'une capacité de 4,5 millions de
passagers par an et il veut que cette mesure soit testée sur les grands
aéroports avant d'être appliquée aux plus petits.
Le commissaire KINNOCK a estimé qu'il faut ouvrir le marché de l'assistance
au sol pour permettre aux transporteurs aériens d'obtenir des services à
prix raisonnable. Il rappelle qu'il faut prendre en compte tous les
intérêts, notamment ceux des aéroports et des travailleurs. En outre, il
souligne qu'il faut une période de transition pour libéraliser l'assistance
au sol afin d'éviter des bouleversements sociaux négatifs. Il approuve ainsi
l'idée de mettre des limites au nombre de prestataires de service, pour
avoir une approche équitable de la libéralisation des services au sol.
La Commission peut accepter les amendements nn.1 et 2 , qui préservent les
aspect sociaux, n. 14 sur la sécurité, n.22 qui détermine le nombre de gens
autorisés à l'auto-assistance et n.33 sur la date d'application de la
directive par les Etats-membres. Elle accepte aussi partiellement les
amendements suivants : nn.20 et 21 sur le comité des usagers et sur les
services de nettoyage, de transport de passagers, de baggage et de fret sur
piste, n.23 sur la gestion opérationnelle des infrastructures centralisées,
nn.24, 27 et 28 qui améliorent le texte originel. D'autres amendements sont
acceptés en principe: il s'agit des nn.2,5,34 et 35, qui touchent les
aspects sociaux, n.11 en matière de transparence, et les nn.16,17,26 et 29,
qui clarifient le texte. D'autres encore doivent être relibellés:
nn.40,41,42,50 et 51. Par contre la Commission ne peut pas accepter les
amendements nn. 3,6,7,8,9,10,13,15( car ils donnent aux Etats-membres plutôt
qu'à l'exécutif les pouvoirs de suspendre les droits à l'égard des
prestataires et des usagers),19,25,30,31,32,36,43,44,46 et 48. Quant aux
amendements nn.37,39,45,47 et 49, qui fixent le seuil de 4,5 millions de
passagers par an pour l'application de la directive, ne peuvent pas non plus
être retenus, car le nombre d'aéroports concernés dans l'Union serait réduit
de 50 à 30, ce qui impliquerait des déséquilibres. Toutefois, le commissaire
estime souhaitable d'accepter le chiffre de 2 millions, afin de pouvoir
appliquer cette directive aux aéroports les plus petits.