Partenariat euro-méditerranéen: mesures d'accompagnement financières et techniques (Meda) à la réforme des structures économiques et sociales
1995/0127(CNS)
Le rapporteur, Baron Crespo (PSE,E), a rappelé les deux raisons du blocage
au Conseil du programme Meda: d'une part,la clause sur les droits de l'homme
qui devrait provoquer, en cas de violation massive, la suspension des aides
programmées; décision qui, selon un amendement présenté, pourra être prise
par le Conseil à la majorité qualifiée pour dépasser un éventuel droit de
veto posé par un Etat membre. D'autre part, la protection des Etats mêmes;
c'est le cas de la Grêce, pour le compte de laquelle on a déposé un
amendement subordonnant l'aide à la sauvegarde de l'intégrité territoriale
des frontières externes des Etats membres et de l'Union. Cela dit, le
rapporteur a récommandé à la plénière de donner un avis favorable pour
permettre au Conseil d'approuver le réglement en question. Le commissaire
Marin a remarqué que le cas des programmes MEDA et TACIS sont emblématiques
de la nécessité que la reforme de la PESC soit examinée de toute urgence par
la CIG; quant aux amendements, il a déclaré que l'Exécutif peut accepter le
n.3, concernant l'introduction de la majorité qualifiée en matière de droits
de l'Homme, pour des raisons évidentes de nature politique, qui sont liées
même aux résultats de la CIG.