Santé publique: programme d'action communautaire 1997-2001 en matière de surveillance de la santé
1995/0238(COD)
Pour le rapporteur, M. Poggiolini (PPE,I), le programme d'action
communautaire en matière de surveillance de la santé peut paraître
technique mais il est d'une importance capitale pour prendre conscience de
la réalité en matière de santé, évaluer la situation et les évolutions
probables de l'état de santé et faire le point sur les systèmes de santé
dans l'ensemble de l'Union. Une information améliorée sur les indicateurs
de santé, des définitions et des procédures de collecte de données
harmonisées pourra aboutir à la création d'un Observatoire Européen de la
Santé, ce qui comporte, pour le rapporteur une dotation plus convenable que
celle proposée. M. Poggiolini a tout de même précisé que le monitorage en
question n'entraine pas l'harmonisation des systèmes sanitaires, qui ne
serait pas loisible à cause de l'art.129 du Traité de Maastricht;
toutefois, ce qu'il faut plutôt rendre commun, a-t-il remarqué, c'est le
langage scientifique, sur lequel se fonde le monitorage. Pour le
commissaire Flynn, cette proposition vise à instaurer un système de
contrôle pour la protection de la santé au plus haut niveau. Le commissaire
a souligné qu'il acceptait 28 des 47 amendements déposés. Parmi les
amendements que la Commission n'accepte pas, il a mentionné ceux concernant
les bases de données car, selon lui, ils se heurtent au principe de
subsidiarité; pour des raisons legales ou d'incompatibilité avec d'autres
programmes de santé, ou encore pour éviter des répetitions, des ambiguités
ou des limitations, il s'est également prononcé contre un certain nombre
d'amendements. En ce qui concerne la dotation budgétaire, il a souhaité par
ailleurs que celle-ci puisse être augmentée au cours de la procédure de
conciliation.