Transports routiers: taxation des poids lourds pour l'utilisation de certaines infrastructures, Eurovignette
1996/0182(COD)
Tout en se félicitant de l'accent mis par le Parlement sur les coûts
externes, le commissaire Kinnock a déclaré que l'Exécutif avait proposé,
dans la directive, la possibilité-mais non l'obligation- pour les Etats
membres qui les souhaitent, d'ajouter un élément modeste de coûts externes.
En conséquence, il a rejeté les amendements 9 et 17. Les amendements
n.14,18,19,20,21 et 22, concernant les dispositions de la proposition de
base sur les "itinéraires sensibles", ont été également rejetés. M.Kinnock
n'a pas davantage accepté l'amendement 7, relatif à la notion de zones
sensibles, qui est trop vague,puisque le monde entier est susceptible de
rentrer dans cette notion. En revanche, il s'est rallié à l'amendement 3,
qui prévoit une référence à la convention alpine. Les amendements 5,11,12 et
13 ont également été acceptés. Par contre, M.Kinnock s'est prononcé contre
l'amendement 6, prévoyant une dérogation d'une durée indéterminée, plutôt
que limitée dans le temps, pour les taxes minimales, et 1, relatif aux coûts
externes; à ce sujet, le commissaire a précisé que l'amendement en question
ne peut pas être retenu puisqu'il limiterait, entre autres, l'application
des principes des coûts externes seulement au transport routier. Le
commissaire ne partage pas non plus le contenu de l'amendement 24, visant à
la simplification de la structure des taxes minimales sur les véhicules.
Quant aux droits d'usage, il a déclaré accepter l'amendement 9, prévoyant
des taux différenciés pendant les heures de pointe et la nuit, ainsi que
l'amendement 15, proposant une réduction de 50% des taux pour les véhicules
des régions périphériques, qui soit limitée dans le temps. En ce qui
concerne le niveau des droits d'usage et leur structure, le commissaire a
souligné que les niveaux annuels maximaux proposés dans l'amendement 26, en
l'occurrence de 1000 à 2500 écus, étaient trop élevés. Enfin, M.Kinnoch a
reaffirmé la validité du système de classement des véhicules en trois
catégories, selon leur capacité de porter atteinte aux infrastructures, et
il a donc rejeté l'autre système proposé dans les amendements 16 à 25; il
n'a pas accepté non plus les amendements 27 à 42, les mêmes que la
commission des transports n'avait pas retenus.