Environnement et développement: plate-forme commune de l'Union pour la réunion des Nations Unies, juin 1997
1996/2229(COS)
Le Conseil se félicite de la communication de la Commission et considère que
celle-ci constitue une bonne base globale pour définir la position de
l'Union sur les questions soulevées lors de la Réunion extraordinaire. Il
appuie l'idée de la Commission de faire participer les chefs d'Etats à la
réunion afin de valoriser l'image publique et politique de cette session et
afin de montrer que le monde politique s'engage en faveur du développement
durable.
-En ce qui concerne les objectifs de la Réunion extraordinaire, le Conseil
estime que celle-ci ne peut avoir pour objectif de renégocier le Plan
d'action 21 mais doit analyser les réussites et les échecs de sa mise en
oeuvre. Il se rallie à l'idée d'une révision des conclusions de Rio d'ici 5
ans et souligne le fait que la Réunion devrait principalement mettre en
évidence la responsabilité de tous à l'égard du bien-être des générations
présentes et futures. Elle devrait en outre mettre au premier plan des
discussions la sécurité des questions liées à l'environnement, les
ressources naturelles et la sécurité alimentaire.
La Réunion devrait définir un programme de travail pour le prochain cycle de
la Commission pour le développement durable en mettant l'accent sur la
nécessité de changer les tendances à long terme des modes de consommation et
de production et intégrer, à tous les niveaux, la dimension
environnementale.
-En ce qui concerne, la déclaration politique, le Conseil estime que
celle-ci devrait être courte et ciblée, centrée sur les priorités urgentes,
en attirant une attention particulière sur les points suivants : .ressources
naturelles et utilisation durable : les forêts devraient constituer l'un des
thèmes majeurs de la Réunion, de même que la raréfaction de l'eau douce et
ses conséquences sur la production alimentaire, la gestion des sols, la
question des océans, les énergies renouvelables, la gestion du trafic
routier et ses conséquences sur l'environnement, la gestion sûre des
substances chimiques, la réduction des déchets et la gestion des déchets
radioactifs, etc.
Il demande l'engagement de la part de tous les donateurs d'accroître leurs
efforts financiers dans le domaine du développement durable (notamment à
l'égard des pays les plus pauvres). Dans ce contexte, l'Union s'engage à
atteindre l'objectif fixé par l'ONU, à savoir que l'aide publique au
développement atteigne 0.7% du PNB ;
.commerce et environnement : ces deux politiques doivent se conforter
mutuellement pour renforcer le développement durable, que ce soit, dans le
cadre de l'OMC ou dans le cadre d'accords de libre-échange régionaux ou
inter-régionaux. Les travaux de l'OMC ou d'autres enceintes internationales
devraient permettre, grâce à une règlementation claire et prévisible, de
recourir à des mesures commerciales rationnelles ;
.droit international et environnement : il rappelle que la responsabilité de
la coordination du droit international de l'environnement a été confiée au
PNUE par le plan d'Action 21. La Réunion devrait également tenir compte des
recommandations du PNUE, et y souscrire;
-Enfin, en ce qui concerne le rôle de la Commission pour le développement
durable et son programme de travail : la Conseil estime que la Réunion
devrait arrêter un programme de travail pour le prochain cycle de cette
Commission, lequel devrait refléter plus fermement la responsabilité
impartie à cette Commission dans le suivi du développement durable et son
rôle de forum d'échange d'idées et d'expériences. Elle devrait se limiter à
répondre à 3 questions d'intérêt mondial par an et s'employer à rendre ces
décisions plus opérationnelles.