Médiateur européen. Rapport annuel 1996
1997/2023(COS)
Le médiateur, M.Söderman, a souligné qu'il avait traité 1014 plaintes (842
reçues en 1996 - dont la plupart émanent de citoyens, 86 seulement de
sociétés et d'associations et 29 de membres du Parlement européen). 210
enquêtes ont débuté en 1996 (187 concernent la Commission, 19 le Parlement
et 4 le Conseil des Ministres). Ces enquêtes ont été ménées à terme dans 102
cas et ont débouché sur 82 constats dans lesquels il n'y a eu "mauvaise
administration". 2 plaintes ont été retirées et 12 ont été résolues par les
institutions d'une manière satisfaisante pour les plaignants. Parmi les 34
cas de "mauvaise administration", 32 ont fait objet de remarques critiques à
l'égard des institutions concernées. En tout cas, jusqu'à maintenant,il
n'ya pas eu de lieu de présenter au Parlement des rapports spéciaux sur des
cas de"mauvaise administration", grâce aussi à l'attitude coopérative des
institutions concernés. Au cours de la première année, seulement 35% des
plaintes s'inscrivent dans le cadre du mandat de l'ombudsman, ce qui laisse
une proportion très élevée de plaintes qui ne relèvent pas de la compétence
du médiateur. Par conséquent, pour éviter une interprétation trop
restrictive de la notion de "mauvaise administration", le médiateur entend
proposer une définition plus précise dans son rapport annuel 1997. Quant au
pouvoir, pour le médiateur, d'entreprendre des enquêtes de sa propre
initiative, M.Söderman a rappelé que le débat de l'année passée avait
préconisé un recours plus fréquent à cette possibilité. En 1996, un tiers
des plaintes qui ont débouché sur une enquête concernent la manière dont la
Commission exerce ses responsabilités en tant que "gardienne des Traités".
Deux enquêtes, donc, ont été lancées sur ce sujet, aussi bien que sur le
manque de transparence et l'accès du public aux documents. Les conclusions
de cette dernière recommandent d'adopter des règles sur l'accès du public
aux documents dans les trois mois. En félicitant le médiateur pour
l'excellent travail effectué en 1996, le rapporteur a déclaré que la
fonction du médiateur constitue par elle-même un "plus" pour l'ensemble des
institutions. Le Parlement doit être solidaire avec le médiateur et assumer
les propres responsabilités politiques de contrôle institutionnel. Enfin, le
rapporteur a affirmé que le Parlement soutiendra les efforts du médiateur
afin de mieux définir le concept de mauvaise administration. 'A son tour, le
commissaire Gradin a remercié le médiateur parce qu'il avait reconnu
l'attitude positive de l'Exécutif dans les relations mutuelles. Quant à la
résolution du Parlement, elle a souligné l'importance des paragraphes qui
insistent sur l'information la plus ample posssible des citoyens à l'égard
de leurs droits respectifs.