Éducation, formation, recherche: les obstacles à la mobilité transnationale. Livre vert
1996/2198(COS)
Le Comité juge très favorablement les initiatives qui impliquent une
attitude critique sur la manière dont se déroule le processus d'intégration
européenne. Le document à l'examen constitue en soi un constat des carences
accumulées au cours du processus d'intégration, et surtout des carences
affectant directement les citoyens.
Le Comité souhaite souligner tout particulièrement les passages du document
ayant trait aux citoyens originaires des pays tiers et résidant légalement
dans l'un des Etats membres. Ces citoyens rencontrent des difficultés
supplémentaires à celles que connaissent en permanence les citoyens
originaires de la Communauté. Toute mesure d'intégration de ces citoyens
doit être encouragée et protégée, et notamment dans l'objectif de soutenir
tous les efforts entrepris à l'intérieur de l'Union européenne pour
combattre le racisme et la xénophobie.
C'est pourquoi le Comité soutient de manière explicite les mesures adoptées
pour mettre en oeuvre la piste d'action 6, visant l'amélioration de la
situation de ces citoyens en matière de formation.
Nous considérons qu'il est extrêmement important de trouver des solutions
aux obstacles qui entravent la capacité de mobilité de ceux qui se préparent
à accéder au marché du travail. A notre époque où le travail est un bien
rare et difficilement accessible, nous devons activement combattre toutes
les tentatives de protectionnisme de l'emploi national de la part des Etats
membres de l'Union européenne. Cela peut constituer un problème, non repris
dans le Livre vert, que ceux qui participent à des programmes de promotion
de la formation au niveau communautaire peuvent rencontrer à la fin de leur
période de formation.
Le Comité considère que la Commission doit souligner cet aspect afin qu'il
figure dans le document final.
Le Comité souhaite que la piste d'action 9 demande la création d'un réseau
destiné à diffuser systématiquement les informations aux citoyens sur toutes
les possibilités de formation offertes dans le cadre de la Communauté.
La validation et la reconnaissance des études suivies à l'extérieur du pays
d'origine doit rester l'objectif essentiel de la Communauté. Ce principe
doit pouvoir s'étendre à la formation professionnelle et à tous les
enseignements professionnels.
En vue d'une plus grande justice sociale, il faut prendre immédiatement et
en priorité toutes les mesures nécessaires pour éviter que les plus
défavorisés ne puissent pas bénéficier des programmes communautaires compris
dans le Livre vert. Le Comité souhaite que la piste d'action 7 stipule que
les aides économiques établies dans les programmes devraient prendre en
compte la situation économique du bénéficiaire ou celle de sa famille.