La préparation de la prochaine Conférence intergouvernementale CIG pour l'an 2000
1999/2135(COS)
La commission a adopté le rapport de MM Giorgos DIMITRAKOPOULOS (PPE/DE, GR)
et Jo LEINEN (PSE, D) sur la préparation de la réforme des Traités et la
prochaine CIG. Le point de départ du rapport est que la prochaine réforme
doit renforcer les institutions, les rendre plus efficaces, transparentes et
les démocratiser, afin d'accroître la légitimité de l'UE aux yeux de ses
citoyens et de lui permettre de faire face à l'élargissement. Le rapport
prend clairement position en faveur de l'élargissement de l'agenda de la
CIG, car il considère que celle-ci ne peut pas se limiter aux questions
institutionnelles restées ouvertes à Amsterdam, à savoir la composition de
la Commission, la pondération des voix au Conseil et l'extension du vote à
la majorité qualifié. La perspective d'une Union élargie signifie que le
processus constitutionnel passe par la simplification et la réorganisation
des Traités, afin de les rendre compréhensibles pour les citoyens. Le
rapport soutient que le vote à la majorité qualifiée et la co-décision
doivent devenir le mode normal de prise de décision législative dans la
Communauté. L'unanimité doit demeurer réservée aux questions revêtant un
caractère constitutionnel. Le rapport insiste aussi sur la nécessité d'une
révision de la pondération des voix au Conseil et de la composition de la
Commission. Les réunions du Conseil au cours desquelles les décisions
législatives sont prises doivent être publiques. Le rapport demande que le
PE, comme le fait le Conseil, puisse saisir la Cour de Justice afin
d'obtenir la démission d'office d'un membre de la Commission. La CIG devrait
également consacrer dans les Traités la possibilité pour le Président de la
Commission de destituer un membre du collège, ainsi que de poser la question
de confiance au PE. La Commission doit maintenir son monopole d'initiative
dans le premier pilier. Le rôle du PE doit être aussi renforcé en ce qui
concerne le domaine budgétaire et les nominations dans les institutions et
organes de L'UE. Dans le domaine des relations extérieures, le rapport
demande l'intégration de l'UEO dans l'UE. Les problèmes institutionnels
spécifiques que cette intégration pose doivent être pris en considération,
ainsi que la position des Etats neutres. Pour assurer une transparence
accrue et un plus grand contrôle démocratique, le rapport propose qu'un
méthode communautaire soit utilisée pour la préparation des réformes et dans
le déroulement de celles-ci. Parallèlement, le rapport considère
indispensable une concertation avec les Parlements nationaux pour la
préparation des travaux de la CIG, ainsi qu'un dialogue ouvert avec les
Parlements des pays candidats et les organisations de la société civile. En
outre, le rapport demande la pleine participation du PE à toutes les phases
de la CIG: ses deux représentants doivent participer à toutes les phases des
travaux de la CIG. La décision finale des États membres devrait être soumise
au PE, de façon similaire à la procédure d'avis conforme.