Libre circulation des marchandises: information mutuelle sur les mesures nationales
1993/0489(COD)
C'est la première fois que la Communauté a l'occasion d'examiner
l'élaboration de la nouvelle législature du marché intérieur conformément
aux orientations du rapport Sutherland qui recommandait que toutes les
dispositions législatives proposées soient jugées en fonction des cinq
critères suivants : nécessité, efficacité, proportionnalité, cohérence et
communication. Après examen des critères précités, le Comité se félicite de
la proposition de la Commission, qui est importante pour un fonctionnement
transparent du marché intérieur. Sa mise en oeuvre est particulièrement
profitable aux PME qui, sans elles, n'auraient peut-être pas connaissance
des motifs invoqués pour justifier les restrictions d'accès de leurs
produits au marché d'un autre Etat membre. Le Comité note que l'échange de
services ne relève pas du champ d'application de la décision et recommande
dès lors qu'une proposition analogue soit élaborée. Il est possible que
toutes les restrictions de la libre circulation des marchandises ne soient
pas notifiées par les Etats membres. Le Comité est d'avis que les
commerçants, les consommateurs ou leurs associations devraient être
encouragés à informer la Commission lorsqu'ils estiment que les Etats
membres enfreignent le principe de la libre circulation des marchandises
par leurs pratiques législatives ou administratives. En outre, le Comité
suggère d'inclure l'examen des mesures nationales dérogeant au principe de
la libre circulation des marchandises à l'intérieur de la Communauté dans
le cadre des auditions sur le fonctionnement du marché intérieur évoquées
dans son avis du 22 septembre 1993.