Olives et huile d'olive: réforme de l'organisation commune de marché OCM
1997/2030(COS)
Selon le Comité, la proposition de la Commission ne constitue pas une
amélioration de l'OCM actuelle pour les raisons suivantes :
Du point de vue politique, elle ne favorise pas le développement des régions
oléicoles traditionnelles de la Communauté. En ce qui concerne les aspects
économiques, elle n'encourage pas la compétitivité du secteur oléicole
européen. L'aide à l'olivier proposée suppose de fait de renoncer à une
culture durable de l'olivier pour l'avenir, aspect essentiel pour le
maintien de la suprématie européenne.
Le CES estime que du point de vue du marché, le document de la Commission
confirme l'absence d'excédents structurels. En ce qui concerne la
consommation, les campagnes de promotion visant à développer la demande dans
les marchés intérieur et extérieur doivent être financées par le budget de
l'OCM. De même, le Comité propose une continuité dans le temps pour ces
campagnes et leur adaptation aux caractéristiques des différents pays. Pour
ce qui est du développement, il est également évident que l'OCM actuelle a
garanti des niveaux d'activité, d'investissement et d'innovation dont le
maintien est douteux si elle est modifiée. Le Comité estime essentiel de
conserver l'intervention et de prolonger la période de stockage en recourant
si nécessaire au stockage privé pour maintenir les revenus des
oléiculteurs.
Du point de vue de la qualité, la Commission doit prendre l'initiative de
proposer au Conseil des normes garantissant l'authenticité de l'huile
d'olive, par le biais d'un étiquetage informant le consommateur et évitant
les confusions possibles liées aux mélanges. Afin d'éviter la fraude, l'OCM
actuelle doit intégrer des mécanismes de contrôle efficaces.
Le Comité estime que la note de la Commission constitue une base
insuffisante pour une modification de l'OCM de l'huile d'olive. La
description faite du secteur ne reflète pas du tout une réalité plurielle et
diverse, ni pour ce qui est de la production, ni de la transformation, ni de
l'aspect le plus important : l'impact culturel, social et économique sur
l'environnement.
En conséquence, le CES demande que, avant de démarrer toute réforme, des
études détaillées et rigoureuses soient menées pour en démontrer
l'efficacité. Il estime que cette OCM, qui a prouvé son efficacité pendant
31 ans, ne doit pas être modifiée sans une évaluation préalable des
conséquences qu'entraînerait un tel changement.