Région de la Mer Baltique: orientations pour une politique de l'Union dans la région Baltique
1994/2201(COS)
Mme Margaretha Af UGGLAS (PPE,S) a défini l΄objectif de son rapport sur la
politique de l΄UE en mer baltique de "mare nostrum" qui a été adopté à
l΄unanimité moins une abstention par la commission des affaires étrangères.
Notons que ce rapport sera le premier défendu par un député suédois en
plénière.
Pour l΄ancien ministre des affaires étrangères de Suède, "il est essentiel
que l΄UE ait une politique qui tende à promouvoir la stabilité et la
sécurité dans la région. Après l΄adhésion de la Suède et de la Finlande et
la signature des accords d΄association avec les pays baltes, nous devons
faire de la mer baltique une mare nostrum." Une plus grande stabilité, une
meilleure sécurité.
En soulignant que cette région est la seule ayant "une région frontalière
avec la Russie" , Mme Af UGGLAS prône "une coopération avec la Russie et non
contre elle".
D'où, entre autres, la nécessité pour l'UE de contribuer à la stabilité
régionale. Ce qui suppose qu'elle renforce ses liens avec les 9 Etats
riverains, mais également qu'elle aide à renforcer ceux qui existent entre
eux (Allemagne, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pologne,
Russie, Suède.)
A cet égard, Mme Af UGGLAS plaide, dans la logique du pacte de stabilité,
pour que l΄UE contribue au renforcement du dialogue amorcé au sein de
l΄OSCE.
Un tel dialogue suppose, entre autres, une attention toute particulière à
"l΄intégration" des minorités qui vivent dans les Etats baltes, en
particulier des habitants de langue russe". D΄où la demande à tous les Etats
de la région d΄adhérer à la convention européenne des droits de l΄homme avec
tout le respect des les engagements y afférent.
Quant à la sécurité, elle passe par une "réduction de la présence militaire
dans la région de Kaliningrad", ce qui permettrait de l΄inclure dans la
coopération régionale.
Toujours à propos de sécurité, le rapport considère que le "Conseil des
Etats de la mer baltique (CEMB) est un interlocuteur capital" de l΄Union. Il
constitue "une passerelle transnationale" entre l΄UE et les Etats de la
région.
Enfin, la commission "approuve l΄adhésion d΄Etats membres et de pays
associés à toutes les structures de sécurité dont font déjà partie les
autres membres de l΄UE".