L'Union Européenne et les aspects extérieurs de la politique des droits de l'homme: de Rome à Maastricht et au-delà
1995/2309(COS)
Le rapport de M. Yannis ROUBATIS (PSE, G)sur les aspects extérieurs de la
politique des droits de l'homme a été adopté par la commission. Le
rapporteur a rappelé la nécessité d'intégrer totalement les droits de
l'Homme dans la PESC et a adressé un message aux autres institutions : "Les
droits de l'homme constituent une part intégrante de la politique étrangère
de l'UE. Il est temps que chacun, à la Commission et au Conseil, le réalise
et agisse en conséquence." Il faut à tout prix rendre la PESC efficace et
visible. L'efficacité passe par la création de "l'unité de planification de
la politique et d'alerte rapide prévue par le Traité d'Amsterdam". Cette
unité devra travailler en étroite collaboration avec le réseau de prévention
des conflits et créer, à l'échelle de l'UE "un mécanisme de surveillance
approprié qui serait chargé d'observer la situation des droits de l'Homme
dans le monde". Quant à la visibilité, elle exige la nomination d'un (e)
"Haut représentant de la PESC". Celui-ci devrait informer régulièrement le
PE sur la situation des droits de l'Homme et lui "présenter un rapport
annuel écrit et détaillé à ce sujet." Pour sa part, la future Commission
européenne devra désigner un de ses vice-présidents chargé de ses relations
extérieures et confier à un de ses membres la politique de droits de
l'Homme. Ainsi l'UE pourra, comme le dit son rapporteur, "passer du stade de
la déclaration d'intention à une stratégie qui servira effectivement ces
objectifs." Pour les parlementaires, le respect des droits de l'Homme dépend
non seulement de facteurs politiques et civils mais également de facteurs
économiques, sociaux et culturels. Ils constituent un tout. D'où l'accent
mis dans le rapport sur la nécessité d'un système plus global en matière de
programmes annuels en faveur des droits de l'Homme. Le système actuel de
gestion des actions relatives aux droits de l'homme est insatisfaisant car
il combine une administration centrale et le recours à des agences. Malgré
la restructuration administrative déjà entamée au sein de la Commission le
rapporteur suggère, pour une plus grande efficacité, de "réexaminer la
question d'un organisme dédié à part entière aux droits de l'homme et à la
démocratie, ainsi que les propositions du Parlement en faveur de la mise en
place au sein de la Commission d'une unité homogène de haut niveau chargée
de ces questions."