Élection du Conseil et du Président de l'Autonomie palestinienne: rôle de l'Union
1995/2292(INI)
La commission a adopté à l'unanimité la recommandation de M. Luigi
COLAJANNI, PSE,I).
Les prochaines élections du Conseil et du Président de l'Autonomie
palestinienne représentent une étape essentielle de la recherche d'une paix
globale au Moyen-Orient. Ainsi, en adoptant la recommandation de M.
COLAJANNI, au titre de la PESC, la commission des Affaires Etrangères entend
voir le Conseil"garantir à la délégation du PE une association étroite aux
travaux de l'Unité électorale européenne" et lui permettre ainsi de
"participer à la surveillance du processus électoral dans toutes ses
phases".
En outre, bouleversée par l'assassinat du premier ministre israélien Ytzhak
RABIN "qui a payé de sa vie son engagement pour la paix" et consciente du
fait que l'extrémisme fondamentaliste et nationaliste peut compromettre la
réussite du processus, la commission souhaite un engagement clair et sans
réserve de l'UE en faveur de la paix. Dans cette optique, elle prône une
initiative politique visant à obtenir une entente entre les autorités
palestiniennes et le gouvernement israélien sur les points encore en suspens
et à garantir un soutien maximum à ce gouvernement "dans cette phase
difficile et décisive". La commission estime que ce processus de paix aura
des répercussions positives sur la stabilité et la sécurité du continent
européen. Par conséquent , elle demande au Conseil :
- de préparer rapidement les instruments juridiques, économiques et
commerciaux propres au développement économique des territoires sous
juridiction palestinienne,
- d'engager des négociations en vue de la conclusion d'un accord
euro-méditerranéen d'association, et
- d'intensifier les actions de médiation de l'UE envers tous les pays de la
région.
Rappelons que les recommandations au titre de la PESC, une fois adoptées par
la commission des affaires étrangères, sont inscrites à l'ordre du jour de
la session qui suit leur adoption. Elles sont réputées adoptées à moins
qu'un dixième des membres du PE ne s'y oppose. Dans ce cas, elles sont
soumises au vote de la plénière.